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L'Actualité au Sénégal

Mbour : 20 ans de réclusion requis contre un sexagénaire pour atteinte sur une fillette de 12 ans


Rédigé le Vendredi 20 Février 2026 à 17:04 | Lu 41 fois Rédigé par Lat Soukabé Fall


La chambre criminelle du tribunal de grande instance de Mbour a été le théâtre d’une audience particulièrement tendue. Face à la cour, Alassane Omar Sow, âgé d’une soixantaine d’années, était jugé pour des faits graves impliquant une fillette de 12 ans au moment des événements.


À quelques mètres de lui, K. Faye, aujourd’hui adolescente, est apparue à la barre, visiblement marquée par cette affaire qui remonte à 2021.

 

Selon les éléments évoqués à l’audience, les faits se seraient déroulés au quartier Médine. L’accusé fréquentait régulièrement le restaurant tenu par la mère de la jeune fille, Ndella Diouf.
 

D’après les déclarations de la victime, l’homme aurait profité des moments où elle venait livrer des repas pour entretenir à deux reprises des relations intimes avec elle. Elle a indiqué avoir reçu 500 francs CFA après chaque rencontre.
 

Interrogé par la cour, le prévenu a reconnu l’existence de relations, parlant d’« erreur » (« Dama dioum »). Lorsqu’il a évoqué un supposé consentement, le président de la chambre criminelle l’a fermement recadré, rappelant qu’à 12 ans, une enfant ne peut être tenue pour responsable dans une telle situation.
 

Le magistrat a insisté sur l’écart d’âge et la position d’adulte de l’accusé, soulignant que la loi protège strictement les mineurs.

 

La mère de la victime a expliqué avoir découvert la grossesse de sa fille à un stade avancé, alors qu’elle pensait initialement à un simple problème de santé.
 

« Je la voyais souvent fatiguée. Je ne pensais pas qu’elle était enceinte. C’est à l’hôpital que j’ai appris la vérité », a-t-elle confié.
 

Un enfant est né de cette affaire. Âgé aujourd’hui de quatre ans, il fréquente l’école coranique. La mère a sollicité 2 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts.

 

Au terme des débats, le procureur de la République a requis 20 ans de réclusion criminelle, estimant les faits établis et particulièrement graves.
 

La défense, assurée par Me Mouhamed Fadel Fall, a tenté d’atténuer la responsabilité de son client en mettant en avant les conséquences familiales et la situation de l’enfant né de cette relation.
 

Le jugement sera rendu le 20 mars prochain.



Lat Soukabé Fall

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