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Keur Yeurmandé : reprise du procès de Ndella Madior Diouf après un mois de renvoi


Rédigé le Mardi 13 Janvier 2026 à 17:36 | Lu 44 fois Rédigé par Lat Soukabé Fall


La directrice de la pouponnière Keur Yeurmandé, Ndella Madior Diouf, comparaît ce mardi 13 janvier 2026 devant la Chambre criminelle du tribunal de Dakar, aux côtés de quinze coaccusés. Cette audience marque la reprise d’un procès très attendu, après un premier renvoi intervenu en décembre dernier.


Après plus d’un mois de suspension, l’affaire dite de « Keur Yeurmandé » revient sur le devant de la scène judiciaire. Initialement appelée le 9 décembre 2025, la procédure avait été renvoyée à la demande de la défense, afin de permettre un examen approfondi du dossier. La juridiction avait alors fixé la reprise au 13 janvier 2026, date à laquelle l’affaire doit, sauf nouveau renvoi, être examinée au fond.

 

Principale mise en cause, Ndella Madior Diouf demeure en détention préventive depuis décembre 2023, malgré plusieurs démarches entreprises par ses avocats pour obtenir une liberté provisoire. Jusqu’ici, toutes les requêtes en ce sens ont été rejetées par la justice.

 

Au total, seize prévenus sont poursuivis dans ce dossier aux enjeux humains et judiciaires considérables. L’accusation retient notamment les chefs suivants :

  • Traite de personnes,

  • Homicide involontaire,

  • Exercice illégal de la médecine,

  • Mise en danger de la vie d’autrui,

  • Non-assistance à personne en danger,

  • Non-déclaration de naissance.

Des faits qualifiés de particulièrement graves par le parquet, au regard des circonstances et de la vulnérabilité des victimes présumées.

 

Cette nouvelle comparution pourrait marquer un tournant décisif dans la procédure. La Chambre criminelle est appelée à examiner les responsabilités individuelles, les éléments matériels du dossier ainsi que les arguments de fond des différentes parties.

Si l’essentiel de l’audience devrait être consacré à l’examen des faits, la question de la détention préventive pourrait également être évoquée à titre accessoire, en fonction des arguments présentés par la défense et de l’appréciation souveraine de la juridiction.

Un dossier sensible, suivi de près par l’opinion publique, dont l’issue judiciaire est désormais très attendue.



Lat Soukabé Fall

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