L’Justice Sans Frontière a adressé une saisine officielle à la ministre de la Justice, Yassine Fall, afin de dénoncer l’existence supposée d’un réseau de fraude au sein de certains centres d’état civil au Sénégal.
Selon l’organisation, des agents publics attribueraient de manière illégale l’identité sénégalaise à des personnes étrangères en échange d’avantages financiers. JSF considère que ces pratiques représentent une menace pour la fiabilité de l’état civil, la sécurité administrative et la souveraineté nationale.
L’organisation affirme également que plusieurs Sénégalais établis à l’étranger seraient touchés par ces irrégularités. Certains découvriraient l’utilisation de leurs données personnelles — notamment des actes de naissance, filiations ou numéros d’identification — lors de démarches administratives liées au renouvellement de documents officiels.
D’après JSF, ces situations provoquent souvent des difficultés administratives importantes, des contestations d’identité ainsi qu’une insécurité juridique pour les personnes concernées. L’organisation critique par ailleurs le manque de réactivité de certains services administratifs dans la délivrance des documents nécessaires à la régularisation des dossiers.
Sur le plan judiciaire, Justice Sans Frontière estime que les faits signalés pourraient relever de plusieurs infractions, parmi lesquelles le faux et usage de faux en écritures publiques, la corruption, l’usurpation d’identité et l’association de malfaiteurs.
Considérant qu’il ne s’agirait plus de cas isolés mais d’un phénomène plus large, l’organisation appelle les autorités à prendre des mesures rapides afin de protéger les citoyens et préserver la crédibilité du système d’état civil sénégalais.
