Les dirigeants iraniens prennent ces avertissements très au sérieux. Plusieurs responsables ont mis en garde les États-Unis et Israël, affirmant que toute action militaire serait immédiatement et fermement répliquée. Dans la population, les discussions portent sur la possibilité d’une intervention, surtout après l’opération américaine visant le président vénézuélien Nicolas Maduro.
Toutefois, une telle opération serait difficile à mettre en œuvre en Iran : Téhéran se situe à plus de 1 000 kilomètres du golfe Persique, où sont implantées les principales bases américaines dans la région. En juin dernier, lors du conflit de douze jours entre Israël et l’Iran, Donald Trump avait qualifié le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, de « cible facile », tout en précisant qu’il ne cherchait pas à le tuer pour le moment.
En réponse aux déclarations de Trump et du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, qui ont exprimé leur soutien aux manifestants, le chef de la justice iranien a averti qu’aucune complaisance ne serait accordée aux fauteurs de trouble. Depuis le 29 décembre 2025, début du mouvement, plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées.
Lundi 5 janvier, de nouvelles manifestations ont eu lieu à Téhéran et dans plusieurs villes, alors que les forces anti-émeutes restaient largement déployées dans la capitale. Lors d’un point de presse à New York, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a souligné « la nécessité d’éviter d’autres victimes » et rappelé, au nom du secrétaire général Antonio Guterres, que « les autorités doivent respecter la liberté d’expression, le droit d’association et de rassemblement pacifique ».

