Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a averti que si les autorités iraniennes ouvraient le feu sur des manifestants pacifiques, comme il l’accuse de l’avoir fait par le passé, les États-Unis n’hésiteraient pas à intervenir.
« Si l’Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, comme à son habitude, les États-Unis d’Amérique viendront à leur secours », a-t-il écrit.
Des manifestations meurtrières contre la vie chère
Depuis cinq jours, l’Iran est le théâtre de manifestations dans plusieurs grandes villes du pays. Le mouvement, né d’une contestation contre la flambée des prix, le chômage et la dégradation des conditions de vie, a dégénéré jeudi 1er janvier en violents affrontements avec les forces de l’ordre.
Selon les autorités iraniennes, six personnes ont perdu la vie, dont un membre des forces de sécurité. Il s’agit des premiers morts depuis le début de cette mobilisation sociale, qui inquiète sérieusement le pouvoir en place.
Trump hausse le ton
Dans la foulée, le président américain a adopté un ton particulièrement offensif, affirmant que son pays était prêt à agir militairement si la situation venait à s’aggraver.
« Nous sommes prêts, armés et parés à intervenir », a-t-il déclaré, sans toutefois préciser la nature exacte d’une éventuelle intervention.
Ces propos s’inscrivent dans une rhétorique de fermeté déjà connue de Donald Trump à l’égard de l’Iran, pays avec lequel les relations restent extrêmement tendues depuis son retour à la Maison-Blanche.
La riposte immédiate de Téhéran
La réaction iranienne ne s’est pas fait attendre. Sur le réseau social X, Ali Larijani, conseiller du Guide suprême et figure influente de la sécurité nationale iranienne, a vivement dénoncé les déclarations du président américain.
« Trump devrait savoir que toute ingérence américaine dans cette affaire interne équivaudrait à déstabiliser toute la région et à nuire aux intérêts américains », a-t-il averti.
Dans un message au ton tout aussi menaçant, Ali Larijani a conclu par une mise en garde directe :
« Qu’il prenne garde à ses soldats ».
Un risque de déstabilisation régionale
Ces échanges verbaux ravivent les craintes d’une escalade diplomatique, voire militaire, dans une région déjà marquée par de nombreux conflits. Les analystes redoutent qu’une intervention américaine, même indirecte, ne provoque une réaction en chaîne au Moyen-Orient.
Alors que la contestation sociale se poursuit en Iran, la communauté internationale observe avec inquiétude l’évolution de la situation, redoutant que la crise intérieure iranienne ne se transforme en crise géopolitique majeure.

