Dès l’annonce de leur disparition, les familles avaient alerté les autorités maritimes. Les recherches engagées au large des côtes sénégalaises n’avaient donné aucun résultat immédiat, alimentant les craintes d’un drame.
C’est grâce à la collaboration entre les services maritimes sénégalais et guinéens que les pêcheurs ont été identifiés dans un port guinéen, affaiblis mais vivants. Selon les premiers témoignages, ils auraient manqué de carburant après une panne moteur, avant d’être entraînés par les courants marins.
Les autorités consulaires sénégalaises ont confirmé leur prise en charge médicale et alimentaire. Les familles, qui vivaient dans l’angoisse depuis plusieurs semaines, ont exprimé un immense soulagement.
Cet épisode relance la question de la sécurité des embarcations artisanales. De nombreux pêcheurs continuent de prendre la mer avec des moyens techniques limités, sans équipements de géolocalisation ni dispositifs de détresse performants.
Les professionnels du secteur appellent à un renforcement des contrôles techniques et à un meilleur encadrement des départs en mer. La modernisation de la pêche artisanale apparaît comme une urgence, notamment face aux risques climatiques et à la surexploitation des ressources.
En attendant leur rapatriement, les neuf rescapés devraient bénéficier d’un accompagnement sanitaire et psychologique. Leur retour sera vécu comme un véritable miracle par leurs proches et leurs communautés.
