Menu
Le Portail de Thiès sur le Web
L'Actualité au Sénégal

Hajj 2026 : alerte sur la contrainte de temps liée aux visites médicales des pèlerins


Rédigé le Lundi 5 Janvier 2026 à 15:24 | Lu 95 fois Rédigé par


Les opérateurs privés du Hajj au Sénégal alertent sur le manque de temps pour les visites médicales, la vaccination et l’enrôlement des pèlerins en vue du Hajj 2026.


 

Le premier vice-président du Regroupement national des opérateurs privés du Hajj et de la Umrah du Sénégal (Renophus) a alerté, lundi, sur les fortes contraintes de temps entourant les visites médicales des candidats au pèlerinage à La Mecque prévu en 2026. Il a appelé à une meilleure coordination afin d’éviter tout blocage du processus.

Lors d’un point de presse, il a rappelé que les médecins jouent un rôle central dans la délivrance des certificats d’aptitude médicale, tout en soulignant que le principal défi réside dans le manque de temps imparti. Selon lui, la période comprise entre le 6 janvier et le 7 février est dédiée aux visites médicales, à la vaccination ainsi qu’aux démarches liées à l’obtention des passeports.

Les opérations se déroulant au hangar des pèlerins, situé à l’aérogare de l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Yoff, concernent essentiellement les examens médicaux, la vaccination et les formalités administratives, notamment l’établissement des certificats d’aptitude. Les inscriptions, quant à elles, se font directement auprès des voyagistes choisis par les pèlerins, conformément à la liste officielle disponible.

La contrainte de temps demeure, selon lui, la principale difficulté. Il a expliqué que des opérations auparavant réalisées en deux ou trois mois devront être menées cette année en moins de deux mois, voire en 25 jours.

Il s’agit, dans ce laps de temps réduit, de consulter, vacciner et enregistrer plus de 12 000 pèlerins, tout en facilitant les démarches d’obtention de passeports pour la majorité d’entre eux. Tout retard dans les visites médicales pourrait, a-t-il prévenu, compromettre l’enrôlement des pèlerins sur les plateformes électroniques dédiées.

Il a également attiré l’attention sur la multiplication d’examens médicaux jugés excessifs, comme les échographies, les analyses de laboratoire ou les scanners, susceptibles de ralentir le dispositif. Tout en reconnaissant la responsabilité des médecins de n’autoriser que les pèlerins médicalement aptes, il les a invités à faire preuve de discernement afin d’éviter un engorgement du système.

Selon lui, si les pèlerins sont contraints d’effectuer plusieurs allers-retours pour leurs examens, le processus risque de ne pas aboutir dans les délais impartis. Le Renophus recommande ainsi à la Délégation générale au pèlerinage à La Mecque et à l’État de veiller strictement au respect du calendrier, afin d’éviter tout dépassement de la date limite fixée pour l’enrôlement des pèlerins au Hajj 2026.