Dans un communiqué officiel, les autorités judiciaires indiquent que le détenu souffrait de plusieurs maladies chroniques, notamment le diabète, l’hypertension artérielle et la goutte. Ces affections faisaient l’objet d’un suivi médical régulier pendant sa détention.
Le Parquet général précise cependant qu’une non-observance de son traitement médical aurait provoqué, le 4 janvier 2026, une hypoglycémie sévère. Son état de santé s’étant brusquement détérioré, il a été évacué en urgence vers l’Hôpital militaire du Camp Almamy Samory Touré.
Pris en charge en soins intensifs, le colonel Claude Pivi est décédé deux jours plus tard, le mardi 6 janvier 2026. Selon le médecin traitant, la mort est survenue dans un « tableau de coma hypoglycémique ».
Reconnu coupable pour sa responsabilité de commandement dans les violences commises le 28 septembre 2009 au stade du même nom à Conakry, il avait été condamné à la prison à vie, assortie d’une période de sûreté de vingt-cinq ans.
Après une évasion de prison, il avait été de nouveau interpellé puis réincarcéré le 19 septembre 2024 à la maison centrale de Coyah, où il purgeait sa peine jusqu’à son décès.

