Interpellés, les deux protagonistes ne cherchent pas à nier les faits. Mais très vite, l’affaire dépasse le simple constat d’atteinte aux bonnes mœurs. Devant les enquêteurs, la femme se livre. Elle parle d’un divorce douloureux, d’une rupture qui l’a laissée psychologiquement fragilisée, d’un sentiment d’abandon et d’un besoin d’évasion qu’elle dit ne plus maîtriser.
Son récit, empreint de détresse, divise l’opinion. D’un côté, ceux qui y voient une femme en souffrance, dépassée par ses émotions. De l’autre, ceux qui rappellent que l’espace public obéit à des règles claires, indépendamment des situations personnelles.
Au tribunal, la défense tente d’aller plus loin. La famille de la mise en cause évoque une situation médicale spécifique, susceptible, selon elle, d’altérer le discernement de la prévenue au moment des faits. Un argument que la juridiction devra apprécier avec prudence, entre humanité et respect strict de la loi.
Au-delà du cas individuel, cette affaire relance un débat profond dans la société sénégalaise : où commence et où s’arrête la liberté individuelle ? Et comment la justice peut-elle tenir compte de la détresse humaine sans banaliser l’infraction ?

