À l’occasion de la rentrée solennelle des cours et tribunaux, placée sous le thème « Le juge face au numérique », le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réitéré sa détermination à créer les conditions nécessaires permettant aux magistrats de statuer dans des délais raisonnables, tout en préservant leur indépendance et leur impartialité.
En sa qualité de président du Conseil supérieur de la magistrature, le chef de l’État a affirmé avoir pris l’engagement de mettre en œuvre les mesures appropriées afin de garantir une justice rendue librement, équitablement et dans le respect des délais. Il a insisté sur le rôle central du juge dans la stabilité sociale, la sécurisation de l’économie et la préservation des institutions.
Pour le président de la République, la refondation du système judiciaire constitue une nécessité à la fois morale, institutionnelle et démocratique. Il a rappelé que les assises de la justice, lancées dès le début de son mandat, ont permis d’aboutir à des recommandations majeures dont la mise en œuvre a déjà commencé.
Abordant la question de la transformation numérique, Bassirou Diomaye Faye a souligné que celle-ci s’inscrit pleinement dans le projet de société issu de son contrat de gouvernance avec le peuple. Il a précisé que la digitalisation représente aujourd’hui un levier essentiel de la modernisation de l’action publique.
Dans le domaine judiciaire, cette ambition numérique répond, selon lui, à des enjeux déterminants, notamment en matière d’efficacité, de célérité des procédures, de transparence, de sécurité juridique et de respect des droits fondamentaux. Il a enfin rappelé que le juge, en tant que garant des libertés et pilier de l’État de droit, évolue désormais dans un environnement numérique en perpétuelle mutation.

