Très vite, les enquêteurs découvrent que la disparition n’était pas anodine. Des adultes sont mis en cause, et l’affaire bascule du registre de la recherche à celui du pénal. Les retrouvailles, censées marquer la fin d’un cauchemar, ouvrent en réalité un nouveau chapitre, plus sombre encore : celui du tribunal.
Dans un autre dossier tout aussi alarmant, une mère décide de briser le silence. Sa fille, âgée de seulement 16 ans, aurait été piégée, manipulée et exploitée par plusieurs hommes. Les accusations sont lourdes : pornographie infantile et détournement de mineure.
Quatre mis en cause, tous pères de famille, sont aujourd’hui poursuivis et risquent des peines de prison ferme.
Ces affaires révèlent un schéma inquiétant : la vulnérabilité des adolescentes, l’emprise psychologique exercée par des adultes et le rôle parfois destructeur des réseaux sociaux. Elles posent aussi la question du silence : combien de victimes n’osent jamais parler ?
À Guédiawaye, la justice tente justement de réparer un retard. Six ans après les faits, un maçon est jugé pour une agression sexuelle d’une violence extrême. La victime a grandi avec le traumatisme, attendant que son dossier arrive enfin devant un tribunal.
Trois affaires différentes, un même constat : la protection des mineurs reste un défi majeur, et la parole des victimes met souvent des années à être entendue.

