La vidéo, filmée lors d’une opération dans le sud de Jénine — bastion de groupes armés palestiniens en Cisjordanie occupée —, montre deux hommes avancer vers les forces israéliennes les mains en l'air avant que ne retentissent des tirs et qu'ils s'écroulent à terre. Un acte qualifié de « crimes de guerre » par l'Autorité palestinienne.
Selon les premiers éléments de langage de la police aux frontières israélienne, l’un des deux Palestiniens tués hier à Jénine aurait « essayé de se relever et de faire un mouvement suspect. » Un mensonge selon Nadav Weiman, ex-force spéciale israélien et habitué des opérations en Cisjordanie : « On voit le soldat chauve donner des coups de pied à l’un des Palestiniens pour le faire entrer dans la pièce détruite. Ils les ont entassés dedans pour qu’ils ne puissent pas s’échapper, on leur a donc ordonné d’aller là-bas. »
Un autre indice l’invite à penser que ces deux Palestiniens ne représentaient pas de menace directe pour les soldats avant d’être tués : « Les soldats sur la gauche ne bronchent même pas quand le soldat sur la droite, avec le casque sur la tête, tire et tue les deux Palestiniens… Il ne s’est rien passé. [Le Palestinien] n’a pas bondi. Il n’a pas essayé d’attraper une arme. Il n’a rien fait, d’accord ? Ça ressemble à une exécution, c’est le mot, et c’est très clair. »
Le ministre de la Sécurité nationale apporte son « soutien total » aux soldats
Dans un communiqué, l’armée israélienne a affirmé examiner l’« incident » indiquant qu'une enquête avait été ouverte pour faire la lumière sur cette affaire. Mais d’expérience, Nadav Weiman estime que l’enquête diligentée par l’armée ne conduira nulle part : « Dans la plupart des cas, les enquêteurs ne vont pas récupérer de preuves médico-légales. Ils ne vont pas non plus interroger d’autres soldats qui étaient sur place. Il n’y a donc pas de preuves. En tant que soldats, vous savez donc que vous bénéficiez d’une impunité. »
Surtout que le ministre de la Sécurité nationale israélien, Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite, a de son côté apporté son « soutien total » aux soldats. Sur X, il écrit que « les combattants ont agi conformément aux attentes. »
Pour la Société des prisonniers palestiniens, une ONG spécialisée sur les enjeux judiciaires et carcéraux, ces exactions coïncident dangereusement avec les débats en cours, au Parlement israélien, pour élargir les conditions d’applications de la peine de mort notamment aux Palestiniens jugés coupables de crimes de sang.
Selon les premiers éléments de langage de la police aux frontières israélienne, l’un des deux Palestiniens tués hier à Jénine aurait « essayé de se relever et de faire un mouvement suspect. » Un mensonge selon Nadav Weiman, ex-force spéciale israélien et habitué des opérations en Cisjordanie : « On voit le soldat chauve donner des coups de pied à l’un des Palestiniens pour le faire entrer dans la pièce détruite. Ils les ont entassés dedans pour qu’ils ne puissent pas s’échapper, on leur a donc ordonné d’aller là-bas. »
Un autre indice l’invite à penser que ces deux Palestiniens ne représentaient pas de menace directe pour les soldats avant d’être tués : « Les soldats sur la gauche ne bronchent même pas quand le soldat sur la droite, avec le casque sur la tête, tire et tue les deux Palestiniens… Il ne s’est rien passé. [Le Palestinien] n’a pas bondi. Il n’a pas essayé d’attraper une arme. Il n’a rien fait, d’accord ? Ça ressemble à une exécution, c’est le mot, et c’est très clair. »
Le ministre de la Sécurité nationale apporte son « soutien total » aux soldats
Dans un communiqué, l’armée israélienne a affirmé examiner l’« incident » indiquant qu'une enquête avait été ouverte pour faire la lumière sur cette affaire. Mais d’expérience, Nadav Weiman estime que l’enquête diligentée par l’armée ne conduira nulle part : « Dans la plupart des cas, les enquêteurs ne vont pas récupérer de preuves médico-légales. Ils ne vont pas non plus interroger d’autres soldats qui étaient sur place. Il n’y a donc pas de preuves. En tant que soldats, vous savez donc que vous bénéficiez d’une impunité. »
Surtout que le ministre de la Sécurité nationale israélien, Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite, a de son côté apporté son « soutien total » aux soldats. Sur X, il écrit que « les combattants ont agi conformément aux attentes. »
Pour la Société des prisonniers palestiniens, une ONG spécialisée sur les enjeux judiciaires et carcéraux, ces exactions coïncident dangereusement avec les débats en cours, au Parlement israélien, pour élargir les conditions d’applications de la peine de mort notamment aux Palestiniens jugés coupables de crimes de sang.
