Selon les premiers éléments de l’enquête, la plaignante, une femme vivant à l’étranger identifiée sous les initiales N.S., traversait une période difficile liée à des problèmes personnels et familiaux. Elle aurait alors été mise en contact avec Coumba Touré par l’intermédiaire d’une proche.
Les enquêteurs affirment que la suspecte aurait progressivement installé un climat de peur et de dépendance psychologique afin d’obtenir d’importantes sommes d’argent. Plusieurs transferts financiers effectués via Wave ont été retracés vers différents intermédiaires liés à la mise en cause.
Les investigations ont permis d’identifier des dizaines d’opérations financières transitant notamment par El Hadji Matar Mané et El Hadji Malick Sy Faye. Ces derniers ont reconnu avoir réceptionné des transferts avant de les reverser à Coumba Touré.
Lors de son audition, la suspecte a reconnu avoir reçu des fonds tout en affirmant agir pour le compte d’une autre personne aujourd’hui décédée. Elle conteste cependant une partie des montants avancés par les enquêteurs.
L’affaire continue de susciter de nombreuses réactions à Dakar où plusieurs habitants dénoncent la multiplication des escroqueries exploitant la vulnérabilité psychologique et émotionnelle de certaines victimes.
