« Je ne sais même pas pourquoi on m’a arrêté », a-t-il déclaré, précisant que les personnes à l’origine de son interpellation « ne portaient pas d’uniforme ». Une version qui contraste fortement avec les éléments du dossier d’enquête, où il apparaît que le prévenu avait fixé le prix d’un comprimé à 2 500 F CFA. Des policiers, déguisés en clients, avaient même passé commande.
La présidente de séance n’a pas manqué de lui rappeler que devant le procureur de la République, il avait reconnu les faits.
Pour le ministère public, la quantité saisie dépasse largement le cadre d’une consommation personnelle. L’argument de la vitamine, aussi original soit-il, ne tient donc pas. Le procureur a requis deux ans de prison ferme et une amende.
Le délibéré est attendu la semaine prochaine, laissant le soin aux juges de décider si ces « vitamines » méritent un sursis… ou une sanction.

