Depuis 2017, la mise en cause avait mis en place un système de tontine numérique qui attirait de nombreuses participantes.
Le principe semblait séduisant : cotiser quotidiennement pour accéder à des lots prestigieux tels que des bijoux, de l’électroménager ou encore des smartphones haut de gamme présentés comme des iPhone 17 Pro.
Mais derrière cette vitrine attractive, plusieurs participantes affirment ne jamais avoir reçu les lots promis malgré des versements réguliers pouvant atteindre 10 000 FCFA par jour.
Des victimes nombreuses et des pertes importantes
Selon les témoignages recueillis, la situation s’est dégradée lorsque les livraisons ont cessé sans explication claire. Certaines victimes évoquent une suspension brutale du système sous prétexte de « maladie » de l’organisatrice.
Plusieurs plaignantes ont saisi la gendarmerie de Keur Massar, dénonçant des pertes importantes :
948 000 FCFA pour N.H. Sy
593 000 FCFA pour F.N.
455 000 FCFA pour M.S. Gning
300 000 FCFA pour C. Danfakha
150 000 FCFA pour P. Djigo
Des méthodes d’intimidation dénoncées
À la barre, les victimes ont décrit une organisatrice « arrogante et agressive ». Certaines affirment avoir été intimidées lorsqu’elles ont réclamé leur argent.
L’un des éléments les plus marquants du dossier reste une phrase attribuée à la prévenue :
elle affirmait n’avoir « peur ni de la police ni de la gendarmerie », invoquant la nationalité américaine de son père pour impressionner ses interlocutrices.
Cette stratégie aurait contribué à dissuader certaines victimes de porter plainte pendant un temps.
Une défense qui pointe un conflit privé
Face aux accusations, la commerçante a rejeté la responsabilité principale sur son ex-époux, qu’elle accuse d’avoir détourné les fonds avant de quitter le pays pour la Gambie.
Elle soutient également que la tontine fonctionnait correctement depuis plusieurs années et qu’il ne s’agirait que d’un incident isolé.
Son avocat a plaidé un simple litige civil, estimant que la majorité des participantes avaient été satisfaites par le passé.
Le tribunal tranche : fraude avérée
Le procureur, lui, a écarté la thèse accidentelle, évoquant des « manœuvres frauduleuses » destinées à tromper les participantes.
Le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a finalement retenu la culpabilité de N. A. Sy et prononcé :
6 mois de prison dont 3 mois ferme
Remboursement intégral des sommes dues
Contrainte par corps
Une affaire révélatrice des dérives des tontines numériques
Cette affaire relance le débat sur la multiplication des tontines en ligne au Sénégal, souvent basées sur la confiance mais peu encadrées juridiquement.
Entre promesses de gains rapides et absence de garanties, plusieurs observateurs appellent à une régulation plus stricte pour éviter de nouvelles victimes.
Le principe semblait séduisant : cotiser quotidiennement pour accéder à des lots prestigieux tels que des bijoux, de l’électroménager ou encore des smartphones haut de gamme présentés comme des iPhone 17 Pro.
Mais derrière cette vitrine attractive, plusieurs participantes affirment ne jamais avoir reçu les lots promis malgré des versements réguliers pouvant atteindre 10 000 FCFA par jour.
Des victimes nombreuses et des pertes importantes
Selon les témoignages recueillis, la situation s’est dégradée lorsque les livraisons ont cessé sans explication claire. Certaines victimes évoquent une suspension brutale du système sous prétexte de « maladie » de l’organisatrice.
Plusieurs plaignantes ont saisi la gendarmerie de Keur Massar, dénonçant des pertes importantes :
948 000 FCFA pour N.H. Sy
593 000 FCFA pour F.N.
455 000 FCFA pour M.S. Gning
300 000 FCFA pour C. Danfakha
150 000 FCFA pour P. Djigo
Des méthodes d’intimidation dénoncées
À la barre, les victimes ont décrit une organisatrice « arrogante et agressive ». Certaines affirment avoir été intimidées lorsqu’elles ont réclamé leur argent.
L’un des éléments les plus marquants du dossier reste une phrase attribuée à la prévenue :
elle affirmait n’avoir « peur ni de la police ni de la gendarmerie », invoquant la nationalité américaine de son père pour impressionner ses interlocutrices.
Cette stratégie aurait contribué à dissuader certaines victimes de porter plainte pendant un temps.
Une défense qui pointe un conflit privé
Face aux accusations, la commerçante a rejeté la responsabilité principale sur son ex-époux, qu’elle accuse d’avoir détourné les fonds avant de quitter le pays pour la Gambie.
Elle soutient également que la tontine fonctionnait correctement depuis plusieurs années et qu’il ne s’agirait que d’un incident isolé.
Son avocat a plaidé un simple litige civil, estimant que la majorité des participantes avaient été satisfaites par le passé.
Le tribunal tranche : fraude avérée
Le procureur, lui, a écarté la thèse accidentelle, évoquant des « manœuvres frauduleuses » destinées à tromper les participantes.
Le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a finalement retenu la culpabilité de N. A. Sy et prononcé :
6 mois de prison dont 3 mois ferme
Remboursement intégral des sommes dues
Contrainte par corps
Une affaire révélatrice des dérives des tontines numériques
Cette affaire relance le débat sur la multiplication des tontines en ligne au Sénégal, souvent basées sur la confiance mais peu encadrées juridiquement.
Entre promesses de gains rapides et absence de garanties, plusieurs observateurs appellent à une régulation plus stricte pour éviter de nouvelles victimes.
