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Dakar : un commerçant présenté comme le cerveau d’un réseau de prostitution arrêté


Rédigé le Vendredi 22 Mai 2026 à 00:56 | Lu 59 fois Rédigé par Lat Soukabé Fall


Un vaste réseau de prostitution clandestine opérant entre les quartiers de la cité Damel et de la cité Mixta a été démantelé par les éléments de la Brigade de recherches du commissariat d’arrondissement des Parcelles Assainies. L’opération policière, menée dans la nuit du 18 au 19 mai 2026 aux environs de 3 heures du matin, a abouti à l’interpellation de six personnes, dont une mineure âgée de 16 ans.


Une opération nocturne menée par la Brigade de recherches des Parcelles Assainies

Selon les premiers éléments de l’enquête, les suspects ont été déférés au parquet de Dakar pour plusieurs chefs d’accusation particulièrement lourds : proxénétisme aggravé, exploitation sexuelle de mineure, traite de personnes, complicité de prostitution et tenue de maison de débauche.
 

Le présumé cerveau du réseau identifié

Les enquêteurs présentent S.I. Seck, alias « Sidy Diop », âgé de 22 ans, comme le principal organisateur du réseau. Le jeune commerçant domicilié à la cité Soprim aurait mis en place un système de prostitution clandestine impliquant plusieurs jeunes femmes qu’il recrutait et orientait vers des clients.
 

D’après les investigations, il se chargeait personnellement de trouver les clients et prélevait une partie des sommes versées lors des prestations sexuelles. Les femmes concernées recevaient leurs clients dans des appartements loués grâce à des intermédiaires identifiés sous les surnoms d’« Aliou » et de « Commandant ».
 

Parmi les personnes arrêtées figurent également :

  • N. Mbaye alias « Amina », 21 ans ;
  • A. Ndiaye, 27 ans ;
  • A. Kanté alias « Tima », 25 ans ;
  • F. Thiam alias « Diarra », 16 ans ;
  • M. Samb, 19 ans.

Les suspectes reconnaissent exercer clandestinement

Au cours des auditions, plusieurs femmes interpellées ont reconnu exercer la prostitution sans inscription au fichier sanitaire obligatoire. Elles ont également confirmé l’existence d’un système organisé de mise en relation avec des clients.

Les aveux du présumé chef du réseau auraient renforcé les soupçons des enquêteurs, notamment concernant l’exploitation de jeunes filles vulnérables, dont une mineure.
 

WhatsApp au cœur de l’enquête

L’affaire a pris une tournure inattendue avec l’arrivée de M. Samb au commissariat. Le jeune homme s’était présenté pour rendre visite à sa petite amie, N. Mbaye, sans savoir qu’il avait déjà été cité durant les interrogatoires.

Les enquêteurs ont alors exploité les échanges WhatsApp entre les deux suspects. Les conversations récupérées auraient permis d’établir son implication présumée dans la recherche de clients, renforçant ainsi les charges de complicité retenues contre lui.
 

Une affaire qui relance le débat sur les réseaux clandestins

Ce coup de filet met en lumière l’existence de réseaux de prostitution clandestine de plus en plus structurés dans certains quartiers de Dakar. L’implication présumée d’une mineure dans cette affaire risque d’alourdir considérablement les poursuites judiciaires engagées contre les principaux suspects.

L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices et propriétaires d’appartements utilisés pour les activités illicites.



Lat Soukabé Fall

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