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Crise politique en Guinée-Bissau à la veille de l’annonce des résultats électoraux


Rédigé le Mercredi 26 Novembre 2025 à 14:18 | Lu 131 fois Rédigé par


À quelques heures de la publication des résultats, la Guinée-Bissau traverse une nouvelle crise politique après l’interpellation du président sortant et de hauts responsables militaires.


Crise politique en Guinée-Bissau à la veille de l’annonce des résultats électoraux

 

À moins d’une journée de la proclamation officielle des résultats de l’élection du 23 novembre, la Guinée-Bissau s’est retrouvée au cœur d’une nouvelle tension politico-militaire. Dans la capitale, des détonations ont été entendues autour de plusieurs bâtiments institutionnels, dont la présidence et la commission électorale, avant que le président sortant, Umaro Sissoco Embaló, n’indique avoir été retenu par une partie des forces armées.

Selon plusieurs témoins, le chef de l’État se trouvait dans son bureau lorsque des militaires sont intervenus vers la mi-journée. Avec lui, plusieurs hauts responsables ont été également interpellés : le chef d’état-major général Biague Na Ntan, son adjoint Mamadou Touré, ainsi que le ministre de l’Intérieur, Botché Candé. Le président affirme ne pas avoir subi de mauvais traitements et attribue cette opération au chef de l’armée de terre, qu’il accuse d’être à la tête d’une tentative de prise de contrôle.

Dans la ville, des hommes en uniforme ont pris position sur plusieurs points stratégiques, notamment l’axe reliant le centre au palais. Des échanges ont été signalés autour de la présidence, de la commission électorale et du ministère de l’Intérieur, avant que la situation ne se stabilise en fin d’après-midi, sans pour autant dissiper l’incertitude générale. Un porte-parole de la présidence, cité par Reuters, évoque l’intervention d’un groupe armé non identifié cherchant à perturber la publication des résultats.

Cette crise éclate alors que les deux principaux candidats revendiquent chacun la victoire. Umaro Sissoco Embaló affirmait avoir obtenu 65 % des voix dès le premier tour selon son propre décompte, tandis que son adversaire Fernando Dias Da Costa, soutenu par le PAIGC, annonçait lui aussi être arrivé en tête. Les résultats officiels, attendus le 27 novembre, étaient déjà considérés comme sensibles dans un contexte marqué par de nombreux précédents post-électoraux.

Depuis son indépendance, la Guinée-Bissau a souvent traversé des périodes de forte instabilité. Le président Embaló avait déjà échappé à une tentative similaire en 2023, et les événements de mercredi montrent que la scène politique nationale demeure particulièrement fragile.




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