Quelques minutes avant la diffusion de ce décret présidentiel, les députés venaient d’annoncer avoir réussi à collecter suffisamment de signatures pour procéder à la tenue d’une session extraordinaire. Une session extraordinaire qui aurait permis ensuite de procéder au vote de destitution pour vacance de poste du chef de l’État.
Le vice-président de l’Assemblée nationale évoque une violation de la Constitution
Pour rappel, d’après nos informations, Andry Rajoelina a quitté Madagascar dimanche à bord d’un avion militaire français. Le président de la République, très contesté, vient donc d’user de l’une de ses prérogatives tant qu’il n’était pas destitué.
Une dissolution qui bloque pour l’instant tout le processus de destitution, puisque le Sénat, encore en place, n’a pas ce pouvoir-là.
Cependant, la valeur légale de ce décret est déjà fortement contestée. Absence de cachet, signé de l’étranger : le député Siteny, vice-président de l’Assemblée nationale et chef de l’opposition annonce publiquement une violation de la Constitution : le « Président de l’Assemblée nationale n’a pas été consulté », dit-il, comme l’aurait voulu l’usage.







