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Capture de Nicolás Maduro : Emmanuel Macron appelle à une transition démocratique menée par l’opposant Edmundo González Urrutia


Rédigé le Samedi 3 Janvier 2026 à 18:18 | Lu 169 fois Rédigé par Lat Soukabé Fall


Le Venezuela est plongé dans une crise politique et géopolitique majeure après la capture du président Nicolás Maduro à la suite d’une opération militaire de grande envergure menée par les États-Unis, confirmée officiellement par Washington ce samedi. Caracas dénonce une « très grave agression militaire » et une violation flagrante de sa souveraineté nationale.


Une intervention américaine qui choque la communauté internationale

Selon les autorités vénézuéliennes, l’opération américaine constitue un acte de guerre, tandis que les États-Unis assument une action visant, selon eux, à mettre fin à un régime qualifié d’illégitime. L’attaque a entraîné une montée immédiate des tensions régionales, faisant craindre une déstabilisation durable de l’Amérique latine.

L’Union européenne, par la voix de son agence de sécurité aérienne (AESA), a recommandé aux compagnies aériennes européennes d’éviter l’espace aérien vénézuélien, évoquant un risque élevé pour l’aviation civile en raison de l’activation potentielle des systèmes de défense antiaérienne.

Macron salue la fin de la « dictature Maduro »

Réagissant à ces événements, le président français Emmanuel Macron a appelé à une « transition pacifique et démocratique » au Venezuela, estimant que le peuple vénézuélien ne pouvait que se « réjouir » de la fin de ce qu’il qualifie de « dictature Maduro ».

Dans un message publié sur le réseau X, le chef de l’État français a déclaré que Nicolás Maduro, en confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales, avait « porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple ». Emmanuel Macron plaide pour que la transition politique soit assurée au plus vite par Edmundo González Urrutia, candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, et qu’elle respecte la volonté souveraine du peuple vénézuélien.

Des divisions en Europe

La position française n’est toutefois pas unanimement partagée au sein de l’Union européenne. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a affirmé que l’Espagne ne reconnaîtrait pas une intervention violant le droit international, tout en rappelant que Madrid n’avait jamais reconnu la légitimité du régime Maduro.

Pour Pedro Sánchez, cette action militaire « pousse la région vers un horizon d’incertitude et de bellicisme ». L’Espagne a proposé de jouer un rôle de médiateur international afin de parvenir à une solution pacifique et négociée à la crise.

Washington prépare l’après-Maduro

Du côté américain, le président Donald Trump affirme que la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodríguez se dit prête à coopérer avec les États-Unis. Selon Trump, un échange a eu lieu entre elle et le secrétaire d’État Marco Rubio, laissant entrevoir une recomposition rapide du pouvoir à Caracas sous supervision internationale.

Un avenir incertain pour le Venezuela

Si certains dirigeants occidentaux saluent la chute de Nicolás Maduro, de nombreuses voix s’inquiètent des conséquences juridiques, humanitaires et sécuritaires d’une intervention militaire directe. La question centrale reste désormais celle de la légitimité de la transition, de son acceptation par le peuple vénézuélien et du respect du droit international.

Le Venezuela entre ainsi dans une phase décisive de son histoire, sous le regard attentif d’une communauté internationale profondément divisée.



Lat Soukabé Fall

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