Selon la procureure de Paris, Laure Beccuau, ces individus ne correspondent pas aux profils « généralement associés au haut du spectre de la criminalité organisée », mais la gravité des faits montre une montée rapide vers des délits extrêmement graves pour des malfaiteurs jusqu’alors peu connus.
Voici le profil des quatre suspects arrêtés :
1. Abdoulaye N., alias « Doudou Cross Bitume » (39 ans, Aubervilliers)
Soupçonné d’avoir pénétré dans la galerie, son ADN a été retrouvé sur une vitrine fracturée et sur des objets abandonnés sur place. Connu sur les réseaux sociaux pour ses performances physiques en « street workout » et sa pratique du moto-cross, Abdoulaye N. est également chauffeur de taxi clandestin et déjà condamné pour vols aggravés. Il devait être jugé pour dégradation de miroir dans un commissariat en 2019, une audience reportée au 17 avril 2026.
2. Un Algérien de 35 ans (Aubervilliers)
Le second homme suspecté d’avoir pénétré dans la galerie a été interpellé le 25 octobre à l’aéroport de Roissy alors qu’il tentait de rejoindre l’Algérie. Sans activité récente, il a auparavant travaillé comme ripeur ou livreur. Déjà connu pour de la délinquance routière et un vol, son ADN a été retrouvé sur un scooter utilisé pour la fuite.
3. Un homme de 37 ans, résident de Seine-Saint-Denis
Interpellé avec sa compagne le 29 octobre, son ADN a été identifié dans la nacelle du monte-charge utilisée lors du casse. Il compte 11 condamnations à son casier, dont une dizaine pour des faits de vol. Il a déjà été impliqué avec Abdoulaye N. dans une affaire de vol en 2015. Sa compagne, initialement placée en détention provisoire, a été remise en liberté sous contrôle judiciaire le 12 novembre.
4. Un homme de 39 ans, originaire de Seine-Saint-Denis
Arrêté sur un chantier à Laval, dans la Mayenne, il est soupçonné d’avoir manœuvré la nacelle et d’être le second conducteur de scooter lors du cambriolage.
La présidente du Louvre a été auditionnée à l’Assemblée nationale pour expliquer les circonstances de ce braquage qui a choqué le monde entier et relance le débat sur la sécurité des musées et des trésors nationaux.
Ces arrestations marquent une avancée significative dans l’enquête, mais les aveux restent « partiels » et les autorités continuent de rassembler les preuves pour comprendre précisément l’organisation de ce commando.

