Avec cette nouvelle mesure, le locataire du Palais du bord de mer prend une longueur d’avance sur ses adversaires
Et si cela était avéré, on pourrait penser à une mauvaise foi de l’opposition. Mais, face à un régime qui a souvent fait la preuve de sa volonté de ne pas garantir la transparence dans le jeu électoral à travers les modifications de la Constitution et du Code électoral, il convient de savoir raison garder. En tous les cas, on fait le constat que la décision ne passe pas au sein de l’opposition. Avec cette modification du Code électoral en plein processus électoral, le Gabon risque de basculer dans une crise pré ou post-électorale. On a d’autant plus de raisons de le penser que l’opposition qui est vent debout contre cette décision, appelle, d’ores et déjà, le peuple gabonais à la mobilisation. Mais jusqu’où ira ce bras de fer ? L’opposition a-t-elle les armes nécessaires pour faire plier Ali Bongo ? On en doute fort. Car, le peuple gabonais semble s’accommoder de la dynastie Bongo. Ne dit-on pas que chaque peuple mérite ses dirigeants ? Cela dit, il appartient désormais à l’opposition de s’organiser pour désigner un seul candidat face à Ali Bongo. Dans la mesure où ne sont autorisés dans les salles de vote que les représentants de la majorité présidentielle et ceux de l’opposition, les adversaires de Bongo n’ont pas d’autre choix que de revoir leur stratégie, du moins s’ils ne souhaitent pas être les dindons de la farce aux différentes élections. Car, il est très probable qu’avec cette nouvelle mesure, le locataire du Palais du bord de mer prenne une longueur d’avance sur ses adversaires qui risquent en plus d’avoir des difficultés pour accorder leurs violons sur le choix de leurs représentants dans les bureaux de vote. C’est pourquoi l’opposant Jean Ping refuse de prendre part à la présidentielle du 26 août prochain qu’il estime jouée d’avance. Le Pays






