Les faits remontent à une visite de N. Williams dans la boutique de la victime. En remettant un billet de 10 000 FCFA pour acheter un pot de café, il aurait réussi, par un tour de charlatanisme, à repartir avec la marchandise, la monnaie rendue… et le billet initial.
Le commerçant affirme avoir reconnu le prévenu grâce aux images des caméras de surveillance. Un an plus tard, lors d’une nouvelle visite, il l’a de nouveau identifié et confronté aux enregistrements vidéo. Selon lui, N. Williams avait d’abord reconnu les faits avant de les nier devant le tribunal.
Lors de l’audience, le prévenu a tenté de se défendre en affirmant n’avoir effectué que des achats classiques, certains annulés pour cause de prix élevés. Mais ses déclarations contradictoires lors de l’enquête préliminaire — où il avait admis posséder le billet — ont fragilisé sa défense.
Si la victime se contentait de demander la restitution de son argent, le procureur a réclamé une application stricte de la loi. Le tribunal a tranché en conséquence, marquant sa volonté de sanctionner fermement ces pratiques de mystification portant préjudice aux commerçants locaux.

