Dans un communiqué publié par l’agence officielle KCNA, le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a dénoncé une opération militaire qui, selon lui, « confirme une fois de plus le caractère voyou et brutal des États-Unis ». Pyongyang estime que cette action constitue une violation manifeste du droit international et crée un précédent dangereux pour l’ordre mondial.
Washington isolé face à une vague de condamnations
La Corée du Nord n’est pas le seul pays à avoir réagi. La Chine a également exigé, ce dimanche, la libération immédiate de Nicolás Maduro, actuellement détenu à New York. Pékin appelle Washington à garantir la sécurité du président vénézuélien et de son épouse, tout en demandant aux États-Unis de « cesser toute tentative de renversement du gouvernement vénézuélien ».
Pour la diplomatie chinoise, l’opération américaine constitue une « violation flagrante du droit international » et une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures d’un État souverain.
Reprise du trafic aérien au-dessus des Caraïbes
Sur le plan logistique, les conséquences de l’intervention commencent toutefois à s’atténuer. Les autorités américaines ont annoncé la levée des restrictions aériennes au-dessus des Caraïbes. Les compagnies immatriculées aux États-Unis peuvent de nouveau survoler la zone, après une interdiction temporaire décidée par la FAA en raison des risques liés à l’opération militaire.
Le ministre américain des Transports, Sean Duffy, a confirmé que ces restrictions avaient expiré à minuit, permettant la reprise normale du trafic aérien.
Une tension internationale en escalade
Cette arrestation sans précédent d’un chef d’État en exercice par une puissance étrangère continue de provoquer une onde de choc diplomatique mondiale. Alors que Washington défend une opération « nécessaire à la stabilité régionale », ses adversaires y voient une démonstration de force unilatérale susceptible d’aggraver les tensions internationales.
Les prochaines heures seront décisives, alors que plusieurs pays et organisations internationales pourraient à leur tour prendre position dans ce dossier explosif.
