Mariés en juillet 2017, les deux ex-époux ont vu leur relation se détériorer après le départ de la femme vers Ziguinchor afin de poursuivre une formation professionnelle. Selon les débats à l'audience, cette séparation prolongée aurait entraîné de profondes tensions, avant que le professeur ne contracte un second mariage.
Après le prononcé du divorce en novembre 2025, l'ex-épouse est revenue récupérer les effets personnels qu'elle avait laissés au domicile conjugal. Elle affirme avoir constaté la disparition de plusieurs bijoux en or, qu'elle estime à plus d'un million de FCFA, ainsi que de tissus de valeur. Elle accuse son ancien mari d'avoir ouvert leur ancienne chambre sans son accord et d'avoir déplacé ses biens.
À la barre, le professeur a rejeté toute accusation de vol. Il reconnaît avoir déplacé les affaires de son ex-épouse, mais soutient l'avoir fait uniquement pour les préserver après la dégradation de l'armoire où elles étaient conservées. Il affirme également ne jamais avoir vu les bijoux dont la plaignante réclame aujourd'hui la restitution.
De son côté, la plaignante demande la restitution de ses bijoux, qu'elle présente comme un cadeau de sa mère, ainsi que le remboursement de 300 000 FCFA correspondant à la valeur des tissus disparus.
À l'issue des débats, le procureur de la République a requis l'application de la loi, sans solliciter de peine particulière. Le Tribunal d'instance de Mbour a mis l'affaire en délibéré. Le jugement sera rendu le 13 août 2026.