À l'issue des débats, O. Ndao et Baye T. Diop ont été relaxés des poursuites pour association de malfaiteurs et actes contre nature. En revanche, ils ont été reconnus coupables d'escroquerie et condamnés chacun à quatre mois de prison ferme.
Concernant M. Kane et Mor Kh. Ndiaye, le tribunal les a relaxés des chefs de détention et usage de drogues ainsi que de transmission volontaire du VIH. Toutefois, les juges les ont déclarés coupables des autres infractions retenues contre eux et les ont condamnés respectivement à deux ans et trois ans d'emprisonnement ferme, assortis d'une amende de 100 000 FCFA chacun.
Pour rappel, les quatre prévenus avaient été interpellés en juillet 2026 par les éléments du commissariat de Nguinth, à Thiès, lors d'une opération menée dans ce quartier. Selon les autorités, l'interpellation faisait suite à une intervention visant un rassemblement jugé suspect. À l'issue de l'enquête, le parquet avait engagé des poursuites pour plusieurs infractions, dont les actes contre nature, l'association de malfaiteurs, l'escroquerie, l'usurpation d'identité, la mise en danger de la vie d'autrui, ainsi que d'autres chefs qui n'ont finalement pas tous été retenus par le tribunal.
Le jugement met ainsi un terme à cette procédure judiciaire en première instance, avec des décisions de relaxe sur certains chefs d'accusation et des condamnations sur d'autres, conformément à l'appréciation des éléments de preuve par le tribunal.
