Selon l’acte d’accusation, la victime aurait été agressée dans une chambre d’auberge où travaillait le prévenu. Après la diffusion de l’affaire, O. Diop avait quitté le territoire pour se rendre au Mali. Il a été interpellé en décembre 2022 et traduit en justice.
À la barre, le prévenu a nié les faits. Il a expliqué avoir connu la victime par sa mère et affirmé que celle-ci s’était simplement présentée à son lieu de travail pour demander de l’eau. "Quelques minutes plus tard, elle est revenue avec sa mère pour m’accuser. J’ai été surpris, je n’ai jamais eu de contact avec cette fille", a-t-il déclaré.
Il a ensuite expliqué sa fuite par un état de stress et de peur. Selon lui, les parents de la victime sont derrière cette affaire pour des raisons financières.
De son côté, A. Dieng a relaté avoir été interceptée par O. Diop alors qu’elle revenait d’une visite familiale. Il l’aurait conduite dans une chambre de l’auberge, fermé la porte, puis exercé des actes inappropriés avant de lui remettre une petite somme d’argent.
La mère de la victime a confirmé que, de retour à la maison, elle avait constaté des traces sur les vêtements de sa fille. "Lorsque je l’ai interrogée, elle m’a dit que c’est O. Diop", a-t-elle témoigné. Elle a ajouté que lorsqu’elle est allée voir le prévenu à l’auberge, il avait quitté les lieux précipitamment.
Le procureur de la République a souligné que le prévenu n’a jamais nié sa présence avec la victime le jour des faits et a demandé au juge de le déclarer coupable.
L’avocat de la défense, Me Ayi, a plaidé la relaxe au bénéfice du doute, affirmant que les seuls faits établis sont la présence de la fille à l’auberge et le déplacement du prévenu au Mali. Selon lui, aucune preuve ne permet de confirmer les accusations.
Le délibéré est attendu le 9 mars 2026.
