Une plainte à l’origine de l’affaire
Les faits remontent au 5 juin 2023, date à laquelle la victime, K. Tine, a saisi la Section de recherches de Thiès. Elle affirme avoir consulté le mis en cause, présenté comme tradipraticien, pour des troubles psychiatriques. Lors d’une première séance, elle aurait subi des bains mystiques.
Des faits survenus lors d’une seconde visite
Selon la plaignante, c’est lors d’une deuxième consultation que la situation aurait basculé. Le guérisseur lui aurait demandé de se déshabiller pour un rituel, avant de revenir et de l’agresser sexuellement. Elle dit avoir perdu connaissance avant de se réveiller avec des douleurs et des saignements.
Des versions contradictoires du prévenu
Interpellé, G. Diop a livré plusieurs versions. D’abord, il a évoqué une relation consentie à l’initiative de la victime. Ensuite, devant le juge d’instruction, il a partiellement reconnu les faits. À la barre, il a finalement nié toute relation sexuelle, affirmant que la patiente effectuait seule ses bains mystiques.
Un certificat médical accablant
Le dossier médical fait état de lésions compatibles avec une pénétration, un élément retenu par le parquet pour soutenir l’accusation.
Une victime constante malgré le pardon
Devant la cour, la victime a maintenu sa version des faits, affirmant avoir été contrainte malgré sa résistance. Toutefois, elle a indiqué avoir adressé une lettre de pardon à l’accusé.
Réquisitions et défense
Le procureur a estimé que les faits de viol et de charlatanisme sont établis, mettant en avant les contradictions du prévenu et la constance du récit de la victime. Il a requis 15 ans de réclusion criminelle.
De leur côté, les avocats de la défense ont soulevé des zones d’ombre dans le dossier et plaidé l’acquittement, invoquant le doute.
Délibéré attendu
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour le 12 mai 2026.
