Selon les informations rapportées par Libération, tout serait parti d’une affaire d’argent issu de la vente de drogue. Dans la nuit du samedi au dimanche, un certain C. Guèye aurait été conduit de force dans cette villa en construction par trois hommes. Sur place, il aurait été violemment agressé avant d’être abandonné avec de graves blessures.
Alertés par les bruits d’une violente altercation, des éléments de la brigade de recherches du commissariat de Diamaguène-Sicap Mbao se sont rendus sur les lieux. Ils auraient découvert la victime dans un état critique, le visage ensanglanté et portant une blessure importante à la tête.
L’origine de cette expédition punitive serait liée à une somme de 300 000 francs CFA, provenant d’une transaction de drogue. Les mis en cause reprocheraient à un certain « Ameth » d’avoir emporté cet argent après l’avoir récupéré auprès d’un boutiquier du quartier.
C. Guèye aurait été accusé d’avoir bénéficié d’une partie de cette somme, soit environ 80 000 francs CFA, ce qui aurait déclenché la colère de ses présumés agresseurs.
Les enquêteurs ont également entendu le boutiquier qui aurait expliqué avoir accepté de garder l’argent pour éviter des problèmes avec les dealers. Une situation qui révèle l’emprise et la peur que peuvent exercer certains réseaux de trafic dans les quartiers.
Les trois personnes soupçonnées d’avoir participé à l’agression, identifiées comme M. Fall, N. Diagne et Y. Faty, auraient tenté de nier les faits lors de leurs auditions.
Au terme des premières investigations, plusieurs personnes ont été placées en garde à vue. Les chefs retenus comprennent notamment association de malfaiteurs, trafic de drogue, séquestration, vol de numéraires et complicité.
Cette affaire met une nouvelle fois en lumière les violences internes qui peuvent opposer certains acteurs impliqués dans le trafic de stupéfiants, où les conflits d’argent et les règlements de comptes prennent parfois une tournure dramatique.
