Une attaque surprise
Aucune alerte aérienne n’a retenti avant l’impact. Les habitants n’ont eu aucune chance de se mettre à l’abri. Le souffle des explosions a retenti dans toute la ville et a transformé le secteur touché en scène apocalyptique : débris de verre et de béton, poussière recouvrant la neige au sol, pare-brise éclatés. Sur place, pompiers, ambulances, policiers, secouristes et soldats tentaient de maîtriser la situation, tandis que le maire Ihor Terekhov supervisait les opérations.
Témoignages des habitants
Iryna, coiffeuse de 55 ans, dont le salon a été détruit, raconte :
« Heureusement, c’est un jour férié, mon salon était fermé. Mais mon immeuble, juste à côté, a perdu toutes ses fenêtres. L’alerte aérienne n’a même pas sonné. Ici, il n’y a que des civils ! »
Denis, un habitant de la rue Sumska, décrit le chaos :
« Je vivais à quelques mètres de l’immeuble frappé. J’appelle tous mes voisins pour m’assurer qu’ils vont bien et recouvrir leurs fenêtres si nécessaire. »
Des dégâts considérables
Selon les autorités locales, près d’une trentaine d’immeubles ont été touchés. Une trentaine de blessés ont été recensés, dont la moitié hospitalisée. Le corps d’un enfant a été retrouvé dans les décombres. Le maire Terekhov rappelle également le bilan de l’année 2025 : 728 frappes sur Kharkiv, 41 morts et 973 blessés parmi les civils, donnant lieu à près de 2 600 heures d’alertes aériennes.
Ces nouvelles frappes rappellent douloureusement que, pour la population ukrainienne, la guerre reste une réalité quotidienne.

