Une enquête déclenchée par plusieurs incidents
L’affaire a commencé à prendre forme le 21 septembre 2026, lorsque la société nationale d’électricité a saisi la Division des investigations criminelles d’une plainte contre X pour des faits de vol et de vandalisme.
Cette plainte faisait suite à plusieurs signalements provenant de populations du département de Rufisque confrontées à des perturbations de la fourniture d’électricité.
Les techniciens dépêchés sur les différents sites avaient constaté des intrusions et des dégradations dans plusieurs postes électriques.
Les secteurs de Diamniadio, Kounoune, Sangalkam et Sébikotane figuraient parmi les zones concernées.
Une enquête technique et de terrain
Saisie du dossier, la DIC a procédé aux premières constatations avant de mettre en place un dispositif d’investigation.
Les enquêteurs ont effectué des patrouilles dans les secteurs concernés et exploité différents éléments techniques afin d’identifier les personnes susceptibles d’être impliquées.
Les investigations ont finalement conduit à l’interpellation de sept individus.
Selon les éléments communiqués dans le cadre de l’enquête, quatre personnes sont soupçonnées d’avoir participé directement aux cambriolages, tandis que trois autres sont présentées comme des receleurs présumés.
Des câbles retrouvés dans un entrepôt
La procédure a également conduit les enquêteurs vers les personnes susceptibles d’avoir participé à la réception ou à la conservation du matériel volé.
Une perquisition menée dans les entrepôts d’une société a permis de découvrir plusieurs câbles électriques.
Selon la partie plaignante, ces câbles proviendraient des installations de la SENELEC.
L’exploitation des éléments techniques aurait également permis de situer plusieurs suspects dans les zones concernées au moment de certains cambriolages.
Des suspects entendus
Parmi les personnes citées dans l’enquête figurent A. Diallo, alias « MCI », présenté comme le cerveau présumé, ainsi que A. Ba, alias « Rone », M. S. Boireau, alias « Ndiol », et M. K. Sow.
Les enquêteurs rapportent que ces quatre suspects auraient reconnu leur participation aux cambriolages lors de leurs auditions, expliquant avoir agi dans un objectif financier.
Trois autres personnes sont présentées comme des receleurs présumés, dont un ressortissant indien.
Un préjudice encore en évaluation
Les conséquences de ces actes dépassent la simple valeur du matériel dérobé. Le vandalisme des postes électriques peut provoquer des perturbations de la distribution et affecter directement les populations desservies.
Le montant exact du préjudice reste à établir.
Les sept suspects sont visés par une procédure portant notamment sur l’association de malfaiteurs, le vol avec effraction commis de nuit en réunion avec moyen roulant, la destruction de biens publics, le recel et la complicité.
La procédure judiciaire doit désormais permettre de déterminer précisément le rôle de chacun et l’étendue du réseau présumé.
À retenir : sept personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête de la DIC sur des vols et actes de vandalisme visant des installations électriques à Diamniadio, Kounoune, Sangalkam et Sébikotane.







