Le gouvernement sénégalais envisage la mise en place de partenariats public-privé afin d’assurer une exploitation durable du Parc national des oiseaux de Djoudj, situé dans la région de Saint-Louis, au nord du pays. L’annonce a été faite vendredi par le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, El Hadji Abdourahmane Diouf.
S’exprimant lors d’une visite de cette réserve ornithologique, organisée à l’occasion de la Journée mondiale du dénombrement international des oiseaux d’eau, le ministre a indiqué qu’une réflexion est en cours pour mieux valoriser le potentiel du parc, tout en veillant à la protection des ressources naturelles.
El Hadji Abdourahmane Diouf a salué les efforts consentis par l’État pour la conservation du site, tout en reconnaissant que sa valorisation reste en deçà des attentes. Il a toutefois souligné que des investissements ont été réalisés pour améliorer les conditions de travail des agents, notamment la construction de quatre postes de garde et de commandement avant le dernier hivernage.
Le ministre a rappelé que le Parc national des oiseaux de Djoudj constitue l’un des principaux sites de reproduction du pélican blanc en Afrique de l’Ouest, avec une population estimée à près de 22 000 individus. La réserve accueille également de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs, renforçant son importance écologique.
Il a félicité le personnel du parc pour son engagement en faveur de la protection de la biodiversité et invité les visiteurs, nationaux comme étrangers, à découvrir ce site naturel d’exception. Couvrant une superficie de 22 000 hectares, le parc figure parmi les plus vastes réserves ornithologiques au monde.
Par ailleurs, El Hadji Abdourahmane Diouf a précisé que le dénombrement des oiseaux d’eau douce est actuellement mené sur 37 sites à travers le Sénégal. Selon lui, des agents sont mobilisés sur l’ensemble du territoire afin de permettre au pays de disposer de données fiables et de contribuer au comptage international.

