L’enquête a démarré à la suite d’un renseignement précis signalant le comportement à risque d’un individu séropositif qui entretenait des relations sexuelles non protégées, en toute connaissance de son statut sérologique. Alertées, les forces de l’ordre ont rapidement ouvert des investigations afin de vérifier la véracité des faits.
Les recherches menées par les enquêteurs ont permis d’identifier et d’interpeller le principal mis en cause. Les auditions ont ensuite conduit à l’arrestation de deux autres partenaires, eux aussi conscients de leur séropositivité et soupçonnés d’avoir participé aux faits reprochés.
Face à la sensibilité du dossier et à la gravité des accusations, le procureur de la République près le tribunal de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko, a été informé de l’évolution de la procédure. Les mis en cause restent pour l’instant en garde à vue, en attendant les suites judiciaires qui pourraient être engagées.
Cette affaire remet au centre du débat la responsabilité pénale liée à la transmission volontaire de maladies graves, notamment le VIH. Si la loi protège les personnes vivant avec le virus contre toute forme de stigmatisation, elle sanctionne également les comportements délibérés mettant en danger la vie d’autrui.
Au-delà de l’aspect judiciaire, ce dossier souligne une nouvelle fois l’urgence de renforcer la prévention sanitaire, l’éducation sexuelle et l’accompagnement psychologique des personnes séropositives, afin d’éviter de tels drames humains.
Les autorités sanitaires et judiciaires appellent à la responsabilité individuelle et collective, rappelant que la lutte contre le VIH repose avant tout sur l’information, la prévention et le respect de la vie d’autrui.
