Les faits remontent au 5 novembre 2022 dans le quartier Darou Miname, à Touba. Selon le dossier judiciaire, les parents de la fillette ont alerté les autorités après avoir constaté des éléments jugés préoccupants concernant leur enfant. Celle-ci aurait désigné le commerçant du quartier comme étant l'auteur des faits.
La jeune victime a été conduite dans un établissement de santé où un examen médical a été effectué. Les conclusions du certificat médical, joint au dossier, ont servi d'élément dans la procédure judiciaire.
Avant le dépôt de la plainte, le père de l'enfant a confronté le mis en cause. D'après le dossier présenté devant la justice, ce dernier aurait reconnu certains faits avant de proposer un règlement à l'amiable, une offre rejetée par la famille qui a finalement saisi la brigade spéciale de gendarmerie de Touba.
Interpellé quelques jours plus tard, le suspect a d'abord confirmé ses déclarations devant les enquêteurs et le magistrat instructeur avant d'être placé sous mandat de dépôt et inculpé. Toutefois, lors de son procès, il s'est rétracté, affirmant que ses précédentes déclarations avaient été obtenues sous la contrainte et niant toute implication.
Le ministère public a estimé que les éléments du dossier, notamment les premières déclarations de l'accusé et les constatations de l'enquête, établissaient sa responsabilité. De son côté, la défense a plaidé l'acquittement, soutenant que le dossier ne reposait pas sur des preuves suffisantes.
Après plusieurs heures de délibéré, la Chambre criminelle a déclaré l'accusé coupable et l'a condamné à dix ans de réclusion criminelle. Les parents de la victime, qui s'étaient désistés de leur constitution de partie civile, n'ont pas demandé de dommages et intérêts.
