Lors d’un point de presse, les membres de l’association ont dénoncé une situation marquée par le laxisme des enquêtes, les lenteurs judiciaires, les renvois répétés et des peines jugées trop légères contre les auteurs présumés. Ils évoquent également la libération provisoire de certains récidivistes, qu’ils estiment particulièrement préoccupante.
Le président de l’association, Ndongo Fall, a alerté sur la gravité du phénomène, soulignant que 62 % des infractions enregistrées dans le secteur concernent le vol de bétail. Les régions de Thiès, Diourbel, Kaffrine, Louga et Saint-Louis seraient les plus touchées.
Les éleveurs signalent également que les malfaiteurs sont souvent armés et violents, occasionnant parfois des blessés graves voire des pertes en vies humaines dans les communautés pastorales.
Face à cette situation, l’association appelle les autorités à :
- renforcer l’application stricte de la loi criminalisant le vol de bétail ;
- accélérer les procédures judiciaires et les indemnisations ;
- créer des comités de vigilance dans les villages ;
- organiser des assises locales de sensibilisation ;
- et reconnaître le vol de bétail comme une catastrophe nationale afin de mettre en place un fonds de soutien aux victimes.