Selon les éléments de l’enquête, tout serait parti de conseils répétés de la victime, N. Ndiaye, qui exhortait son neveu, M. Ndiaye, à abandonner la consommation de drogue. Des recommandations faites dans un cadre familial, mais que le jeune homme aurait mal perçues.
La situation a basculé lorsque le prévenu, en possession d’un pistolet qu’il affirme avoir trouvé au marché Mbeukanté de Thiès, a envoyé un message menaçant à son oncle. Le contenu, rédigé en wolof, était explicite : « Lingay def soko bayiwoul dinala watiè », soit une menace de mort conditionnelle.
À la barre, M. Ndiaye n’a pas contesté les faits. Il a reconnu être l’auteur du message, tout en cherchant à minimiser la portée de ses actes. Il a affirmé n’avoir jamais eu l’intention de mettre sa menace à exécution, présentant publiquement ses excuses à son oncle.
La victime, N. Ndiaye, a expliqué avoir agi uniquement par devoir familial, dans le but d’aider son neveu à sortir de la consommation de chanvre indien. Il a exprimé sa surprise face à la violence de la réaction, tout en indiquant avoir finalement accepté les excuses du prévenu.
Cette affaire soulève une nouvelle fois la question des tensions intrafamiliales exacerbées par la drogue, mais aussi celle de la circulation d’armes à feu supposément « trouvées » dans des lieux publics.
Le ministère public, de son côté, a estimé que les faits étaient suffisamment graves pour mériter une application stricte de la loi, rappelant que les menaces de mort, même sans passage à l’acte, constituent une infraction pénale sérieuse.
Le tribunal devra désormais trancher entre la reconnaissance des remords exprimés par le prévenu et la gravité des faits reprochés, dans un contexte où la sécurité et la responsabilité individuelle sont au cœur du débat judiciaire.
