Selon les éléments présentés à l’audience, les deux prévenus se sont introduits dans la maison du commerçant après avoir violemment défoncé la porte de sa chambre. Une fois à l’intérieur, ils ont fouillé les lieux et emporté un important lot de marchandises, composé de 38 téléphones portables, destinés à la revente, ainsi qu’une somme de 140 000 francs CFA.
Alertée peu après, la victime a rapidement saisi les forces de l’ordre, permettant l’ouverture d’une enquête qui a conduit à l’interpellation des suspects. Les objets volés ont été retrouvés et restitués à leur propriétaire, évitant ainsi un préjudice financier durable pour le commerçant.
À la barre, l’un des accusés a tenu un discours pour le moins surprenant. Il a déclaré avoir agi dans un état d’inconscience, affirmant être sous l’influence de pratiques mystiques dont il n’aurait pas maîtrisé les effets. Une version accueillie avec scepticisme par le tribunal.
Son complice, présenté comme un récidiviste, a quant à lui adopté une attitude de mutisme total, refusant de répondre aux questions du juge et du procureur. Son passé judiciaire a toutefois pesé lourdement dans les débats.
La partie civile, satisfaite d’avoir récupéré l’intégralité de ses biens, a décidé de renoncer à toute poursuite civile, estimant que l’essentiel était de retrouver son stock et de reprendre ses activités commerciales.
Dans ses réquisitions, le parquet a souligné la gravité des faits, rappelant que le vol en réunion constitue une infraction sévèrement punie par la loi. Il a requis une application rigoureuse des textes, afin de dissuader de tels actes dans un contexte marqué par une recrudescence des cambriolages.
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré.
Le verdict est attendu prochainement, et pourrait servir d’exemple dans la lutte contre l’insécurité dans certaines zones de la région de Thiès.
