Parmi les commerçants concernés, M. Dieye, qui tient sa boutique depuis plus de dix ans, témoigne :
« On nous a donné seulement quelques heures pour quitter nos magasins. On ne nous a rien expliqué. Tout le monde parle d’un règlement de comptes, et franchement, on ne comprend pas pourquoi on nous traite ainsi. C’est très injuste. »
Les commerçants soulignent que la sommation officielle présentée pour le déguerpissement date du 1er mars 2025, ce qui les choque d’autant plus. Ils dénoncent le délai tardif et la manière brutale dont l’opération a été conduite, menaçant leur activité et leurs moyens de subsistance.
Cette situation affecte des centaines de familles qui vivent de ce commerce de proximité.
Pour l’instant, A. Fall Niang n’a pas été contacté pour donner sa version des faits, mais il pourrait répondre aux accusations dans les prochains jours.
De leur côté, les autorités locales assurent que le déguerpissement vise uniquement à libérer l’espace public et sécuriser la zone, mais la controverse persiste.
Certains commerçants envisagent même de saisir la justice pour contester l’opération, estimant que leurs droits n’ont pas été respectés.
Entre suspicion, frustration et inquiétude pour l’avenir, le marché central de Thiès se retrouve au cœur d’une tension palpable qui pourrait perdurer dans les jours à venir.

