Selon les premiers éléments recueillis auprès des autorités locales, l’incident s’est produit dans la soirée de lundi, au domicile familial. Les voisins racontent avoir entendu des cris et des coups violents avant l’arrivée des forces de sécurité. Lorsque les gendarmes sont intervenus, ils ont trouvé les deux enfants grièvement blessés et le père, en état de forte agitation, armé d’un outil de travail qu’il utilisait dans l’exploitation aurifère.
Transportés d’urgence à l’hôpital régional de Kédougou, les deux garçons n’ont malheureusement pas survécu à leurs blessures. Le père a été immédiatement placé en garde à vue, et une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce drame. Les premiers témoignages évoquent un possible conflit familial exacerbé par des problèmes personnels liés au travail dans les sites d’orpaillage, connus pour leur stress et leurs conditions difficiles.
Le chef de la gendarmerie locale a indiqué que « toutes les pistes sont examinées, notamment les raisons qui ont conduit à cet acte inexpliqué ». La communauté locale, profondément attristée, organise des veillées pour les enfants et réclame des mesures de soutien pour les familles affectées par de tels drames.
Ce tragique événement relance le débat sur la santé mentale et les conditions de vie des orpailleurs, souvent confrontés à de longues journées dans des environnements isolés et à une forte pression économique. Les autorités judiciaires et sociales promettent un suivi rigoureux de l’affaire afin de rendre justice aux victimes et d’apporter une réponse adéquate à la famille.
La population de Kédougou reste sous le choc, tentant de comprendre comment un acte d’une telle violence a pu se produire dans ce contexte familial et communautaire.
