Sous prétexte que l’eau de pluie « emportera tout », ces déversements libèrent des eaux chargées de matières fécales et de bactéries, contaminant l’environnement immédiat. Les flaques stagnantes deviennent alors des foyers idéaux pour la prolifération des moustiques, aggravant les risques de paludisme et de dengue. Pire encore, le ruissellement transporte ces eaux souillées vers les nappes phréatiques, exposant les populations à des maladies hydriques comme le choléra ou la typhoïde.
Au-delà de l’incivisme, c’est l’absence de contrôle et de gestion efficace des eaux usées qui alimente ce phénomène. Faute de services d’assainissement accessibles et abordables, certaines familles considèrent encore cette méthode comme « pratique » et « gratuite », ignorant ou minimisant ses conséquences sanitaires.
Les autorités municipales et les services d’hygiène tirent régulièrement la sonnette d’alarme, mais les campagnes de sensibilisation restent insuffisantes. Une politique ferme combinant éducation citoyenne, renforcement de l’assainissement public et sanctions pourrait inverser la tendance.
En attendant, chaque pluie devient non seulement un soulagement pour les cultures, mais aussi une menace invisible qui se répand dans les rues de Thiès.
Au-delà de l’incivisme, c’est l’absence de contrôle et de gestion efficace des eaux usées qui alimente ce phénomène. Faute de services d’assainissement accessibles et abordables, certaines familles considèrent encore cette méthode comme « pratique » et « gratuite », ignorant ou minimisant ses conséquences sanitaires.
Les autorités municipales et les services d’hygiène tirent régulièrement la sonnette d’alarme, mais les campagnes de sensibilisation restent insuffisantes. Une politique ferme combinant éducation citoyenne, renforcement de l’assainissement public et sanctions pourrait inverser la tendance.
En attendant, chaque pluie devient non seulement un soulagement pour les cultures, mais aussi une menace invisible qui se répand dans les rues de Thiès.