L’Université Amadou Mahtar Mbow (UAM) organise, du 14 au 16 octobre 2026, la conférence de clôture d’ELEVATE-HER à l’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT), selon son annonce officielle.
Cofinancé par l’Union européenne, le projet associe quatre universités sénégalaises : l’UAM, l’UIDT, l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB) et l’Université du Sine Saloum El-Hâdj Ibrahima Niass (USSEIN). Ce partenariat comprend également l’Université d’Alicante, en Espagne, et l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne, en France, comme le rappelle l’UGB.
Accompagner les parcours
Dans le reportage de Thiesinfo, l’ancienne rectrice de l’USSEIN, enseignante-chercheuse à la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, souligne un décalage : malgré leurs compétences et leur présence à l’université, les femmes connaissent une progression professionnelle lente.
Selon elle, le diagnostic initial a débouché sur des formations au leadership, des plans de développement personnel, un réseau interuniversitaire et un dispositif de mentorat. Un guide est mis à la disposition des mentors, tandis que des ambassadrices portent le projet. Elle réclame aussi des facilités et un accompagnement personnalisé pour les femmes confrontées à des obstacles de carrière.
Transformer l’appui en engagement durable
L’intervenante situe en février 2027 l’échéance de ce projet de trois ans. Elle présente la conférence d’octobre comme un temps de bilan permettant de définir les stratégies de consolidation et de pérennisation.
Elle plaide pour institutionnaliser ELEVATE-HER et étendre son action, au-delà des quatre établissements partenaires, à l’ensemble de l’enseignement supérieur sénégalais, public et privé. Elle souhaite également que cette démarche puisse servir l’autonomie des femmes et des filles au-delà du monde universitaire.
Un intervenant s’exprimant en anglais estime que les collaborations entre universités se sont renforcées depuis la première réunion à Saint-Louis, avec de nouveaux outils et stratégies. Il évoque une possible deuxième phase, qu’il souhaite orienter vers les politiques institutionnelles et le dialogue avec les décideurs pour accroître la place des femmes dans le monde académique.
Transmettre l’expérience par le mentorat
Pour l’ancienne rectrice, la transmission doit former une chaîne de solidarité : une chercheuse expérimentée accompagne une collègue, qui pourra ensuite en soutenir une autre. « C’est une famille », dit-elle de cette communauté, en saluant l’engagement des femmes et le soutien des recteurs.
Soutenir une chercheuse bénéficierait, selon elle, à son équipe, à son laboratoire, à sa faculté ou à son UFR, puis à l’université et au pays, grâce à des connaissances susceptibles d’éclairer les politiques publiques. « Si on laisse la moitié de sa population derrière, on laisse la moitié de ses chances. »
Retrouvez les interventions dans le reportage de Thiesinfo consacré à ELEVATE-HER à Thiès.






