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Sénégal – Soudan (16h) : qui pour succéder à Kalidou Koulibaly en défense centrale ?


Rédigé le Samedi 3 Janvier 2026 à 09:45 | Lu 77 fois Rédigé par Lat Soukabé Fall


C’est la grande question qui agite les supporters sénégalais à quelques heures du coup d’envoi. Privé de son capitaine et patron défensif Kalidou Koulibaly, suspendu après son expulsion face au Bénin, le Sénégal devra se réinventer en charnière centrale ce samedi 3 janvier 2026 face au Soudan, en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations.


Solides leaders de leur groupe avec 7 points (deux victoires, un nul), les Lions de la Teranga ont jusqu’ici impressionné par leur rigueur : 7 buts inscrits pour un seul encaissé. Une victoire à Tanger leur permettrait en outre de conserver leur camp de base jusqu’en demi-finale. Mais cette dynamique positive sera mise à rude épreuve par l’absence d’un joueur clé.

Un forfait lourd de souvenirs

Il s’agit seulement du deuxième carton rouge direct de Kalidou Koulibaly sous le maillot national, après celui reçu en 2017 face au Burkina Faso. Son absence réveille aussi un souvenir douloureux : la finale de la CAN 2019 contre l’Algérie, manquée pour cumul de cartons, et perdue par le Sénégal. Cette fois, pas de calcul possible : Pape Thiaw devra trancher et aligner une charnière inédite.

Abdoulaye Seck, la carte de l’expérience

La première option mène à Abdoulaye Seck. Le défenseur du Maccabi Haïfa semble tenir la corde pour accompagner Moussa Niakhaté. Auteur d’un but et élu homme du match contre le Bénin, Seck affiche un profil rassurant : 19 sélections, 3 buts, une bonne agressivité et une présence aérienne appréciable.

Mais une interrogation demeure : la complémentarité. Seck et Niakhaté n’ont jamais évolué ensemble dans une défense à quatre. Leurs rares associations se sont faites dans un système à trois centraux, notamment face à la RDC en juin 2024. Un choix logique sur le papier, mais qui comporte une part de risque.

Mamadou Sarr, l’audace de la jeunesse

L’autre alternative se nomme Mamadou Sarr. Moins expérimenté, le défenseur du RC Strasbourg a néanmoins marqué des points lors de son entrée en jeu après l’expulsion de Koulibaly. Calme sous pression, propre à la relance, il a démontré qu’il pouvait répondre présent malgré son manque d’expérience en phase finale de CAN.

Son principal handicap est d’ordre tactique : Sarr est gaucher, tout comme Moussa Niakhaté. Une association de deux défenseurs gauchers pourrait déséquilibrer l’axe central, un détail qui pèsera forcément dans la réflexion du sélectionneur.

Le choix du sélectionneur

Expérience ou fraîcheur, sécurité ou audace : Pape Thiaw détient la clé. Abdoulaye Seck ou Mamadou Sarr, qui pour épauler Niakhaté et verrouiller l’accès aux quarts de finale ?

Réponse ce samedi à 16h00, au Grand Stade de Tanger, dans un match où la solidité défensive sera, plus que jamais, déterminante.



Lat Soukabé Fall

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