Les faits se sont produits aux environs de 17 heures. Les policiers, engagés dans une opération de contrôle et de sécurisation de plusieurs sites touristiques de la Petite Côte, se sont rendus dans la villa. À leur arrivée, ils ont été accueillis par le vigile, identifié sous le nom de M. Mbathie.
Les agents lui ont demandé de présenter les documents administratifs relatifs à la demeure. Le vigile leur aurait expliqué que les papiers étaient détenus par le gérant, qui n’était pas présent sur place. Il aurait alors promis de contacter ce dernier et serait monté à l’étage pour récupérer son téléphone.
C’est à ce moment que les policiers auraient entendu de la musique provenant de l’arrière-cour de la villa. Selon les informations rapportées par la presse, un groupe de jeunes se trouvait dans cet espace. Les agents ont alors voulu procéder à une vérification des lieux dans le cadre de leur opération de contrôle.
Mais le vigile s’y serait fermement opposé, estimant que l’arrière-cour constituait un espace privé. Malgré l’insistance des policiers, il aurait refusé de leur permettre d’y accéder. La situation aurait rapidement dégénéré en altercation.
Lorsque les policiers auraient tenté de maîtriser et d’embarquer le vigile, celui-ci aurait opposé une résistance physique particulièrement vive. Dans la confusion, il aurait mordu deux agents : A. Ndong à la main gauche et O. Mbathie au niveau du téton gauche.
Finalement maîtrisé par les policiers, le vigile a été conduit au commissariat. Une fois interpellé, il aurait présenté ses excuses et déclaré ne pas comprendre les raisons de sa réaction.
Ces excuses n’ont toutefois pas empêché la procédure judiciaire de suivre son cours. Placé en garde à vue, le vigile a ensuite été déféré au parquet avant d’être placé sous mandat de dépôt.
L’affaire relance ainsi la question des incidents pouvant survenir lors des opérations de contrôle dans les zones touristiques, notamment lorsque les agents se heurtent à des refus d’obtempérer ou à des résistances sur le terrain.
