L’affaire a été prise en charge par la brigade de proximité de Malikounda, relevant de la compagnie de gendarmerie de Mbour. Selon les informations rapportées par plusieurs médias, deux plaintes auraient permis aux enquêteurs de remonter jusqu’au chauffeur, soupçonné d’avoir ciblé des passagères lors de leurs déplacements.
Le modus operandi présumé serait particulièrement inquiétant. Le chauffeur aurait conduit ses passagères vers des endroits isolés, notamment sur des pistes désertes, avant de les menacer avec une arme blanche. Les victimes auraient ensuite été agressées sexuellement et dépouillées de leurs biens, notamment d’un téléphone portable et d’argent.
Les investigations menées par les gendarmes ont conduit à l’interpellation du suspect le 15 août. Après son arrestation, il a été placé à la disposition des enquêteurs dans le cadre de la procédure ouverte à la suite des plaintes déposées par les victimes.
À l’issue de l’enquête, le chauffeur a été déféré mardi devant le procureur Augustin Yakhar Faye, chef du parquet de la Petite-Côte. Il appartient désormais à la justice de déterminer les suites judiciaires à donner à cette affaire et d’établir les responsabilités éventuelles.
Cette affaire relance par ailleurs les préoccupations liées à la sécurité des passagers, particulièrement lorsqu’ils empruntent des moyens de transport individuels ou semi-collectifs. Les accusations portées contre le chauffeur restent, à ce stade, des accusations : sa culpabilité devra être établie par la justice.
