Un arrêté pour encadrer les prix sur tout le territoire
Par l’arrêté n°000685, les autorités sénégalaises ont instauré un cadre tarifaire harmonisé pour le riz brisé ordinaire importé, l’une des principales denrées de consommation des ménages. Cette décision concrétise une annonce faite en décembre dernier par le gouvernement, dans un contexte marqué par les préoccupations liées à la cherté de la vie.
Le texte concerne le riz brisé importé, notamment en provenance de pays producteurs comme l’Inde, le Vietnam, la Thaïlande, le Pakistan ou encore le Myanmar.
Des prix plafonnés à chaque niveau de la chaîne
Dans la région de Dakar, les nouveaux plafonds sont clairement définis :
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270 000 FCFA la tonne au niveau des importateurs ;
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274 000 FCFA la tonne pour le demi-gros ;
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280 000 FCFA la tonne pour le gros ;
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300 FCFA le kilogramme pour le consommateur final.
Ces tarifs constituent désormais la référence officielle et devront être respectés par l’ensemble des acteurs de la filière.
Un ajustement prévu pour les régions de l’intérieur
Hors de la capitale, les mêmes niveaux de prix s’appliquent, avec toutefois un ajustement tenant compte des frais de transport. Ce correctif sera déterminé par les Conseils régionaux de la Consommation, afin d’intégrer les réalités logistiques propres à chaque zone et éviter des écarts injustifiés.
Protéger le pouvoir d’achat des ménages
Issue de concertations avec le Conseil national de la Consommation, cette mesure s’inscrit dans la volonté des autorités de contenir la hausse des prix des produits de première nécessité et de préserver le pouvoir d’achat des populations.
L’arrêté insiste également sur la transparence commerciale, en rendant obligatoire l’affichage clair et visible des prix dans tous les points de vente, afin de mieux informer les consommateurs.
Des sanctions prévues en cas de non-respect
Le ministère de l’Industrie et du Commerce prévient que tout opérateur qui ne respecterait pas ces dispositions s’exposera à des sanctions prévues par la législation en vigueur. Sont notamment visés :
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l’application de prix supérieurs aux plafonds autorisés ;
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le refus de vente ;
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l’absence d’affichage des prix.
Les services de contrôle seront mobilisés pour veiller à l’effectivité de cette mesure sur le terrain.

