Lors du Conseil des ministres, le Premier ministre a exposé un projet de transformation de École nationale d’Administration, mettant en avant l’importance stratégique du capital humain dans la dynamique de développement du pays.
Cette initiative vise à préparer des profils hautement qualifiés, capables de piloter efficacement les politiques publiques en cohérence avec les objectifs de la Vision 2050. L’ambition est également de consolider le rôle de cette institution comme outil d’unité nationale et voie d’accès aux responsabilités étatiques.
Constatant les insuffisances du cadre réglementaire en vigueur depuis 2011, le chef du gouvernement propose une refonte complète, à la fois anticipative et inclusive, afin de redéfinir les compétences attendues des gestionnaires publics.
Dans cette optique, un comité de pilotage sera instauré sous l’autorité du ministre, secrétaire général du gouvernement. Cette instance réunira les différents acteurs concernés dans un cadre permanent de concertation, avec pour mission d’élaborer des recommandations en adéquation avec les politiques sectorielles.
La réforme envisagée couvre plusieurs dimensions, notamment juridiques, organisationnelles et pédagogiques. Elle prévoit la mise en place d’un nouveau texte réglementaire en remplacement de celui existant, une amélioration des outils de gestion, une optimisation des ressources financières ainsi qu’une réorganisation des filières de formation.
Par ailleurs, le projet accorde une place importante à l’innovation pédagogique, avec l’intégration renforcée du numérique, la création d’un institut dédié à la formation à distance, l’adaptation au système LMD et l’introduction d’un cycle doctoral.
À travers ces mesures, les autorités entendent faire évoluer l’ENA vers un modèle plus performant, en adéquation avec les exigences actuelles de modernisation de l’administration publique.