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Après les fastes du 4 Avril, Ibrahima Macodou Fall tend à l’État une chance de créer rapidement de l’emploi à Thiès


Rédigé le Mardi 7 Avril 2026 à 13:06 | Lu 76 fois Rédigé par


Au moment où Thiès vient de vivre les grandes célébrations du 4 Avril, la question de l’emploi revient avec force dans le débat public. Face à une jeunesse en attente de perspectives concrètes, le Directeur général de la NSTS, Ibrahima Macodou Fall, estime que la relance de la filature, du tissage et des unités connexes constitue aujourd’hui l’une des meilleures occasions offertes à l’État pour agir vite contre le chômage dans la capitale du Rail. #Thiès #NSTS #EmploiThiès #IbrahimaMacodouFall #4Avril #Chômage #Industrie #CapitaleDuRail #RelanceÉconomique #Thiesinfo


NSTS à Thiès : Ibrahima Macodou Fall plaide pour une relance urgente de l’emploi

Thiès - Économie - Emploi - Industrie

NSTS à Thiès : Ibrahima Macodou Fall plaide pour une relance urgente de l’emploi

Le Directeur général de la NSTS, Ibrahima Macodou Fall, a livré un plaidoyer fort en faveur de la relance industrielle de Thiès. Face à l’explosion des demandes d’emploi, il soutient que le redémarrage de la filature, du tissage et des unités connexes constitue aujourd’hui la meilleure opportunité pour créer rapidement des centaines, voire plus d’un millier d’emplois dans la capitale du Rail.

À Thiès, les chiffres parlent d’eux-mêmes. L’intérêt suscité par la perspective d’une relance de la NSTS dépasse désormais le simple débat économique. Il touche au vécu quotidien de milliers de jeunes et de familles confrontés à la rareté de l’emploi. Selon le Directeur général de l’entreprise, M. Ibrahima Macodou Fall, 4 600 demandes d’emploi ont déjà été enregistrées, sans compter les lettres et autres sollicitations directes, ce qui porterait le total à plus de 5 000 demandes.

Cette ruée vers l’emploi illustre à quel point la NSTS demeure, dans l’imaginaire collectif comme dans la réalité économique, l’un des principaux espoirs de redressement industriel de la ville. Pour beaucoup de Thiéssois, la renaissance de cette structure ne représente pas seulement la réouverture d’une usine, mais bien la remise en mouvement d’un pan entier de l’économie locale.

Une attente immense chez les jeunes de Thiès

Parmi les témoignages recueillis dans le sillage de cette dynamique, un jeune a résumé avec force le sentiment dominant : Thiès manque d’industries, et la population compte énormément sur la réouverture effective de la NSTS. À travers cette parole simple se lit toute l’angoisse d’une jeunesse qui cherche des débouchés concrets dans une ville historiquement bâtie autour du rail, du textile, des ateliers et du savoir-faire technique.

Pour Ibrahima Macodou Fall, cette attente populaire doit être entendue au plus haut niveau. Elle constitue, selon lui, une alerte mais aussi une chance : celle de remettre rapidement sur pied un outil industriel capable de produire, de former et d’embaucher.

« Je ne prêche pas pour ma chapelle »

Dans ses propos, le DG de la NSTS a tenu à rappeler que son engagement en faveur de l’usine ne date pas de sa prise de responsabilité actuelle. Il affirme avoir défendu ce dossier bien avant d’en être le propriétaire ou le dirigeant, convaincu depuis longtemps du caractère vital de cette structure pour Thiès.

« Je ne prêche pas pour ma chapelle, je défendais l’usine même sans en être à ce moment le propriétaire. Je l’avais dit à Abdou Diouf : c’est vital pour Thiès. »

À ses yeux, la question dépasse les intérêts d’une entreprise privée. Elle touche directement l’avenir économique d’une ville qui ne peut, selon lui, se contenter d’un développement résidentiel ou administratif sans véritable base productive.

Un règlement du contentieux pour libérer 1 150 emplois

Le cœur de son plaidoyer est sans ambiguïté : il faut régler le contentieux qui bloque la pleine relance de la NSTS. Pour Ibrahima Macodou Fall, l’équation est simple. Si les autorités permettent de lever les obstacles juridiques et administratifs, l’entreprise peut enclencher une véritable dynamique d’embauche.

Il avance même un objectif précis : 1 150 emplois pourraient être créés à Thiès dans le cadre d’un redémarrage structuré. Une perspective qui, dans le contexte social actuel, apparaît comme un levier exceptionnel pour soulager le chômage et redonner confiance à une jeunesse en attente d’opportunités réelles.

Pour le patron de la NSTS, l’urgence est donc moins dans les discours que dans les décisions concrètes. Il invite les autorités à agir vite pour faire de l’usine un moteur de relance et non un dossier enlisé de plus.

Babacar Diop salué pour sa vision économique de Thiès

Ibrahima Macodou Fall n’a pas manqué de souligner la convergence de vues qu’il dit avoir trouvée avec le maire de Thiès, Dr Babacar Diop. Reprenant une phrase que l’édile avait prononcée sur la RTS, il a insisté sur cette volonté affirmée de ne pas faire de Thiès une simple ville dortoir.

Selon lui, le maire porte une lecture économique positive de l’avenir de la ville, notamment à travers les perspectives liées au rail, au TER et à la vocation technique de Thiès. Le DG de la NSTS affirme d’ailleurs soutenir pleinement cette orientation.

« Thiès doit être un centre technique national pour le TER. J’encourage et je soutiens cette vision. »

Il estime que Babacar Diop a compris le potentiel économique réel de la ville et qu’il a pris le temps d’écouter les explications qui lui ont été fournies lors d’une visite à la NSTS, là où, selon lui, d’autres responsables n’avaient pas su mesurer la portée du projet.

La modernisation du tissage au cœur du projet

Au-delà de l’emploi, le projet défendu repose sur une modernisation profonde de l’outil de production. Ibrahima Macodou Fall a expliqué que les anciens métiers à tisser fonctionnaient à environ 140 coups par minute, alors que l’ambition est désormais d’introduire des équipements capables d’atteindre 800 coups par minute.

Cette montée en gamme technologique est présentée comme une condition indispensable pour repositionner Thiès sur la carte de l’industrie textile. Le DG affirme vouloir doter l’usine d’investissements lourds afin de relancer le tissage, aujourd’hui à l’arrêt, et de replacer la production locale dans une logique de compétitivité.

Dans sa vision, la relance ne doit pas être symbolique. Elle doit être moderne, ambitieuse et durable, avec des capacités industrielles à la hauteur des exigences actuelles du marché.

Une filature négociée en Allemagne dès 2016

Pour montrer que son projet repose sur une préparation ancienne et sérieuse, le DG de la NSTS a révélé avoir négocié en Allemagne, dès 2016, une filature destinée à Thiès. Il dit avoir versé un acompte de 300 000 euros dans le cadre de cette opération.

L’usine aurait même été démontée puis acheminée jusqu’au port avant d’être stockée, entraînant selon lui près de 200 millions de francs CFA de frais de stockage et de pertes. Il précise que des travailleurs devaient également se rendre en Allemagne pour accompagner l’embarquement de la machine.

Mais la promesse de financement attendue n’a finalement pas abouti. Malgré cet échec, Ibrahima Macodou Fall assure qu’il n’a jamais abandonné l’idée de refaire démarrer la filature à Thiès, qu’il considère toujours comme un projet central pour l’avenir industriel de la ville.

Des centaines d’emplois à très court terme

Le patron de la NSTS a également détaillé les capacités d’embauche qui pourraient être activées rapidement en cas de redémarrage effectif. Selon ses estimations, la filature NSTS pourrait absorber environ 400 personnes, tandis que le FTT pourrait mobiliser près de 200 travailleurs.

À cela s’ajoute la Comaset, dont les effectifs pourraient monter jusqu’à 500 personnes. En additionnant ces différentes composantes, Thiès disposerait là d’un gisement d’emplois immédiat, rare et structurant, dans une ville où les opportunités industrielles demeurent insuffisantes malgré son potentiel.

Ce schéma conforte l’idée que la NSTS n’est pas seulement une entreprise à sauver, mais une véritable plateforme de redémarrage économique pour toute la capitale du Rail.

Un appel direct aux autorités et au ministre

Ibrahima Macodou Fall affirme avoir récemment échangé avec le ministre concerné, qui lui aurait promis une visite. Il dit attendre cette venue avec espoir, tout en réitérant son appel à une intervention ferme des autorités dans l’esprit du « jub, jubbal, jubanti », afin de régler définitivement le contentieux.

Il veut croire qu’une solution rapide peut permettre de redonner vie à l’usine et de replacer Thiès dans une logique de production, au moment même où le Sénégal réfléchit à mieux transformer localement ses matières premières, notamment le coton.

Thiès face à sa meilleure opportunité d’emploi rapide

Au final, les propos du DG de la NSTS prennent la forme d’un message clair : Thiès tient peut-être aujourd’hui sa meilleure opportunité existante pour créer rapidement de l’emploi. Dans une ville qui porte encore les traces de son histoire ferroviaire et industrielle, la relance de la filature et du tissage apparaît comme une réponse crédible à l’urgence sociale.

Les milliers de demandes déjà déposées montrent que les populations ne s’y trompent pas. Elles voient dans la NSTS un espoir concret, immédiat et structurant. Pour Ibrahima Macodou Fall, le choix est donc simple : soit Thiès laisse ce potentiel dormir encore, soit elle décide de le transformer enfin en emplois, en activité et en avenir.

Dans la capitale du Rail, où la question de l’emploi revient avec insistance dans tous les débats, le dossier NSTS s’impose plus que jamais comme un test décisif. Et pour son Directeur général, il ne fait aucun doute : la relance de l’usine est aujourd’hui l’une des clés les plus sérieuses pour remettre Thiès au travail.

Rédaction : 77 531 25 79




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