Le premier épisode remonte au 12 novembre au matin : l’homme, sans papiers d’identité et tenu pour incohérent, avait été découvert assis directement sur la sépulture. Relâché après cette intervention, il a de nouveau été arrêté le 14 novembre pour un geste plus grave : il s’était étendu devant la flamme avant de l’éteindre avec ses mains. Cette seconde interpellation a conduit à son admission à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police, puis à l’hôpital Bichat.
Malgré ces prises en charge, un troisième incident s’est produit le 19 novembre. Ce jour-là, le jeune homme a été surpris en train de détériorer les gerbes déposées au pied du monument. Placé en garde à vue, il fait désormais l’objet d’une notification différée de ses droits dans l’attente d’un nouvel examen destiné à évaluer son comportement. Par ailleurs, il apparaissait dans le fichier « étranger », généralement lié aux personnes sous OQTF ou absentes à leurs convocations administratives.
Ces faits s’ajoutent à une série d’actes irrespectueux visant ce haut lieu de mémoire nationale. En août 2025, un ressortissant marocain avait allumé une cigarette à l’aide de la flamme éternelle, ce qui lui avait coûté son titre de séjour. Deux mois plus tard, une avocate avait été hospitalisée après avoir arraché les fleurs déposées devant la tombe.







