Jusqu’ici placé sous contrôle judiciaire, avec notamment l’obligation du port d’un bracelet électronique, l’ancien ministre voyait sa situation juridique régulièrement contestée par le parquet.
La Chambre d’accusation du Pool judiciaire financier avait déjà remis en cause ce statut, estimant que les éléments du dossier justifiaient un durcissement de la mesure.
La décision de la Cour suprême vient donc trancher définitivement à ce stade : la détention est confirmée en attendant la suite de l’instruction.
Dans ce dossier sensible lié au Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC), Pape Malick Ndour est poursuivi pour plusieurs infractions graves, notamment :
- Association de malfaiteurs
- Détournement présumé de deniers publics
- Blanchiment de capitaux
Les investigations portent sur des irrégularités financières supposées portant sur plusieurs milliards de francs CFA, liées à la gestion du programme.
Le PRODAC, programme public à forte visibilité, est au cœur de plusieurs enquêtes financières en cours. Les magistrats instructeurs s’intéressent particulièrement aux circuits de financement, aux marchés publics attribués ainsi qu’à la traçabilité des fonds.
La décision de la Cour suprême renforce la dynamique judiciaire autour du dossier et marque une nouvelle étape dans une procédure encore loin d’être clôturée.
Au-delà de l’aspect strictement judiciaire, cette affaire continue de susciter un vif intérêt au Sénégal, en raison du profil de l’accusé et de l’importance du programme concerné.
La suite de l’instruction devrait déterminer si les charges retenues seront confirmées ou requalifiées, dans un dossier désormais placé sous le régime de la détention provisoire.
