Placé en garde à vue à la Division spéciale de cybersécurité (DSC), le mis en cause est poursuivi pour des faits présumés de vol, d’escroquerie et de chantage portant sur plusieurs millions de francs CFA. Selon des éléments issus de la plainte et relayés par des sources médiatiques, le dossier serait particulièrement complexe et impliquerait plusieurs pays, entre la France et les Émirats arabes unis.
D’après les informations disponibles, les premiers faits se seraient déroulés lors d’un séjour commun à Paris. Le plaignant affirme avoir confié sa carte bancaire à son ami pour une opération ponctuelle de retrait. Mais cette confiance aurait rapidement tourné à un litige financier.
Toujours selon la plainte, plusieurs opérations bancaires auraient été effectuées sans son consentement, entraînant un préjudice estimé à environ 11 millions de francs CFA. Ce montant inclurait notamment un retrait initial de 10 000 euros (environ 6,6 millions de FCFA), ainsi que diverses dépenses réalisées dans des établissements nocturnes parisiens.
Ces éléments, encore à ce stade des accusations, devront être examinés par les enquêteurs et éventuellement confirmés ou infirmés par la procédure judiciaire en cours.
L’affaire aurait pris une autre dimension lorsque les deux protagonistes se seraient retrouvés à Dubaï. C’est dans cette ville que Dame Amar affirme avoir réclamé la restitution des sommes supposément détournées.
C’est également à ce moment que la situation se serait aggravée, selon la plainte. Le différend financier aurait évolué vers des accusations de chantage impliquant une vidéo à caractère compromettant.
Au centre des accusations figure un message attribué à Pape Abdoulaye Seck, dans lequel il aurait exigé le paiement de 20 000 euros (environ 13 millions de FCFA) sous menace de diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux.
Le message cité dans la plainte serait sans équivoque :
« Tu me donnes 20 000 euros sinon je diffuse la vidéo sur les réseaux sociaux. Tu as deux minutes pour répondre. »
Cet élément, s’il est confirmé, pourrait relever des infractions liées à l’extorsion de fonds et au chantage numérique, des faits désormais pris très au sérieux par la Division spéciale de cybersécurité.
Face à la nature des faits allégués, la DSC a été saisie pour conduire les investigations. Cette unité spécialisée est chargée des dossiers impliquant des infractions numériques, des menaces en ligne ou des atteintes à la vie privée via les réseaux sociaux.
Les enquêteurs devront notamment vérifier :
- la réalité des transactions financières contestées,
- l’origine et l’utilisation des fonds,
- l’authenticité des échanges électroniques,
- ainsi que le contenu de la supposée vidéo évoquée dans la plainte.
À ce stade, aucune conclusion judiciaire n’a été rendue et la présomption d’innocence reste de mise.
Ce n’est pas la première fois que Pape Abdoulaye Seck se retrouve face à la justice. En mai 2024, il avait été interpellé par l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) dans une affaire liée à la cocaïne. Il avait ensuite bénéficié d’une liberté provisoire après plusieurs mois de détention.
Ce nouvel épisode judiciaire relance donc les débats autour de son parcours et de ses fréquentations, même si les faits actuels restent encore au stade des accusations.
Au-delà du volet judiciaire, cette affaire attire l’attention en raison des profils impliqués et des réseaux sociaux où elle suscite déjà de nombreuses réactions. Entre enjeux financiers, accusations de chantage et exposition publique, le dossier pourrait encore évoluer rapidement dans les prochains jours.
Les autorités judiciaires de Dakar devraient, selon plusieurs sources, décider prochainement de la suite à donner à la procédure, notamment un éventuel déferrement devant le parquet.
Entre accusations graves, rivalité personnelle et dimension numérique, l’affaire opposant Pape Abdoulaye Seck à Dame Amar s’inscrit dans une dynamique judiciaire sensible. À ce stade, seule l’enquête permettra de déterminer la véracité des faits allégués et les responsabilités éventuelles.
L’affaire reste donc ouverte, sous le regard attentif de la DSC et de l’opinion publique.
