Le Premier ministre a déclaré lundi à Kaolack, au centre du pays, que le développement d’un pays comme le Sénégal ne peut se faire sans une politique agricole solide et cohérente. Il s’exprimait à la sortie d’une rencontre avec les acteurs agricoles de la région.
Selon lui, un gouvernement qui échoue dans sa politique agricole compromet inévitablement son projet de développement. Il a insisté sur le rôle central de l’agriculture, y compris de l’élevage, qu’il considère comme le socle réel de l’économie nationale.
Le chef du gouvernement a rappelé que l’hivernage écoulé constitue le deuxième du régime actuel et que la politique agricole mise en œuvre repose sur plusieurs étapes, allant de la production à la récolte. Il a estimé que la phase de production a été globalement réussie, comme en témoigne la forte production d’arachide enregistrée cette année. Cette performance, selon lui, est le résultat des efforts consentis en matière de distribution de semences, d’engrais, de matériel agricole et d’encadrement des producteurs.
Il a expliqué que sa présence à Kaolack était liée à la deuxième phase de cette politique, à savoir la commercialisation. Après la récolte, a-t-il souligné, les producteurs doivent pouvoir vendre leurs produits dans de bonnes conditions. C’est l’existence de difficultés dans la commercialisation agricole qui a motivé son déplacement sur le terrain.
Le Premier ministre a précisé qu’il ne voulait pas se limiter à l’analyse de rapports depuis Dakar, préférant constater lui-même la situation afin d’apporter les ajustements nécessaires. Il a réaffirmé que le développement du Sénégal doit être pensé à partir des régions de l’intérieur du pays et non uniquement depuis la capitale.
Lors de sa visite, il a échangé avec les paysans, les opérateurs privés semenciers, les producteurs agricoles, les banquiers, les exportateurs ainsi que les représentants de l’administration et d’autres acteurs du secteur.
Il a assuré avoir bien pris en compte les préoccupations exprimées par les paysans et a promis que des solutions seront mises en œuvre dans les jours à venir pour éviter que de telles difficultés ne se reproduisent.
Le chef du gouvernement a enfin appelé les Sénégalais à s’engager davantage dans le travail pour le développement du pays, estimant que cela commence par les dirigeants, à travers la transparence et la bonne gouvernance. Il a rappelé que l’État a mobilisé environ 130 milliards de francs CFA pour soutenir la production agricole, en plus de près de 120 milliards de francs CFA destinés à la commercialisation, tout en reconnaissant que ces subventions n’atteignent pas toujours les paysans, une situation qu’il a promis de corriger définitivement.

